litenlibassa.com

 
 

 
 
 
 
You are here:
 
 

Le Peuple Lingock Lingock par Me Nouga

Envoyer Imprimer PDF
AddThis Social Bookmark Button

Le Peuple Lingock Lingock est répertorié dans le répertoire de feu Mbombog MPAY (Log Ngönd) parmi les premiers clans du peuple Basaa Mpôô et Bati de la grotte de NGOG LITUBA. Pourtant leur présence reste de signification relativement mineure aujourd’hui dans le groupe Basaa. Qui sont les Lingock chez les Bassa ?…

 

 

Situation géographique : Les LINGOCK se retrouvent dans la région de la grande Sanaga Maritime, dans le département du NYONG et KELLE. Une partie est répartie entre les Villages de BINGÔNGÔG, SON LINGOME par (Nkeng Linkock) et POMSUHE par LISSE dans l’arrondissement de Matomb, tandis qu’une autre partie se retrouve à NKUM ISSEE par Hegba département de Bôt-Makak. Une toute petite partie est actuellement installée dans l’arrondissement d’Eséka. Parenté Tandis que plusieurs Clan du peuple Basaa Mpôô bati se retrouvent dans le Babimbi, les Lingock ne semblent pas avoir laissé de l’autre rive de la Sanaga une partie de leur famille. Par contre, il est enseigné aux enfants lingock une parenté avec les clans Angock de la tribu EWONDO, les ESSA NGOK ou les YEKOMBO de la Tribu BULU avec lesquels ils ne doivent entretenir aucune relation sexuelle ni maritale sauf à commettre un inceste.

Intégration rituelle : Le Clan des Lingock est dépositaire du MBOG chez les basaa. Le « MBOG mabuy ». Les plus connus des Mbombog appelé anciennement « bôt ba ndômbôl kèmbè » auront été Nsugi fils de Minkalè (Grand père de Me NOUGA) décédé en 1930 et dont le « sac » Mbog est toujours « suspendu ». NSUGI MINKALE a connu une grande notoriété pour ses vertus de soignant mais aussi pour son influence sur la protection du peuple contre les éléphants. Cette activité d’une importante particulière à son époque lui a valu en effet le nom de « NKAN NDJOCK » (celui qui attache les éléphants) …. En raison de ses pouvoirs mystiques qui lui permettaient de fixer la zone d’évolution des éléphants afin que ces derniers ne s’approchent pas des villages pour attaquer notamment les femmes enceintes. NJOY KAMAL aurait aussi été MBOMBOG, mais a surtout laissé à la postérité l’image d’un chef qui a joué un auprès des colons français pour la collecte de l’impôt de capitation. MBOMBOG NYOBE MINTU en a été le tout dernier, décédé en 2012 sans une énorme notoriété. Les christianismes ont ravagé le clan Lingock comme ils l’ont fait dans tout le peuple noir. Plusieurs prêtres et pasteurs sont issus du Clan Lingock. Mais il n’empêche que les rites de naissance, de veuvage et une partie au moins des rites de l’enterrement sont toujours pratiqués chez les Lingock. On relèvera cependant que l’un des rites les plus énigmatiques, le passage de l’adolescence à l’âge adulte (le rite du Sôô) anciennement et rigoureusement pratiqué n’est plus connu de nos jours. Ce rite qui était pratiqué en commun avec les peuples EWONDO et BULU renvoyait aux origines communes des Lingock avec les Bulu et Ewondo et perpétuait leur filiation en renforçant la force du Clan.

Spécificité sociales : Les membres du Clan Lingock étaient réputés pour leur bravoure, leur art de la guerre et de la diplomatie. Ils se seraient en effet essaimés à partir des Yékombo chez les Bulu pour s’interposer entre des clans ou même des tributs rivaux dans le giron des peuples bantou de la forêt équatoriale camerounaise. C’est ce qui justifierait leur présence au sein de plusieurs Tributs dont les Bulu (Yékombo ou Esaa Ngock), les Basaa (Lingock) et les Ewondo (Angock), sans jamais avoir été soumis. Au contraire, les membres du Clans ont toujours su imposer le respect, et s’organiser pour s’intégrer presque naturellement au sein de populations inconnues.

Il est obligatoire d'être enregistré pour commenter cet article.
Les bassanautes sont invités à un comportement responsable. Des commentaires à caractère injurieux, xénophobe, diffamatoire ou incitant à la haine seront supprimés et leurs auteurs interdits d'intervention sur ce site. Nous invitons donc les uns et les autres au respect mutuel.