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Interview : Le Pr. BITJAA KODY Zachée Denis répond à nos questions

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Le Pr. BITJAA KODY Zachée Denis, Chef du Département de Langues et Cultures Camerounaises à l’Ecole Normale Supérieure de l’Université de Yaoundé 1, a bien voulu se prêter au jeu de questions/ réponses de LLB. Dans un ton pondéré mais direct et au franc parler d’un enseignant, le président du Comité Scientifique du Festival Mbog Liaa 2010 s’est montré très engagé dans la redynamisation de l’étude et de la pratique de nos langues nationales.De l’organisation du festival en passant par le regard qu’il jette sur la société Basaa - Bati –Mpoo et d’autres sujets d’actualités, l’homme n’a pas fait d’économie de mots.

Une interview qui suscite une grande admiration, même quand elle touche les sujets qui fâchent.

 

 

LLB : Liténlibasaa.com est heureux de vous interviewer. Bonjour Pr. BITJAA KODY. Vous êtes une élite intellectuelle du peuple Basaa-Bati-Mpoo, comment vous sentez-vous et sur quel(s ) projet (s) travaillez – vous actuellement ?

Pr BITJAA KODY : Je dis merci au site internet www.litenlibasaa.com pour l’honneur que cette tribune internationale m’offre de m’adresser au peuple Basaa-Mpôô-Bati (ci-après abrégé BMB).

Pour commencer, permettez-moi de me présenter à mes concitoyens. Au plan civil, je suis BITJAA KODY Zachée Denis, marié et père de 03 enfants. Je suis Docteur d’État ès Sciences humaines option Sociologie du Langage. Au plan patriarcal, je ne suis pas encore MBOMBOG mais je soutiens le MBOG en qualité de Secrétaire de l’Association des Bambombog de la Région Babimbi. Au plan professionnel, je suis Maître de Conférences à l’Université de Yaoundé I et Chef du Département de Langues et Cultures camerounaises de l’École normale supérieure. Ce jeune département est né le 03 septembre 2008 de la volonté du Chef de l’État Paul BIYA de sauvegarder les langues et les cultures camerounaises à travers leur enseignement formel dans le système éducatif public. J’ai pour mission, la formation de professeurs qualifiés pour l’enseignement des langues et des cultures nationales dans les Lycées et Collèges de la République. Cette mission est lourde mais exaltante, car in fine, elle permettra effectivement de sauver les langues et les cultures camerounaises actuellement menacées d’extinction par les grandes cultures (arabo-islamique et judéo-chrétienne particulièrement).

En terme de projets, je viens de finaliser la publication chez l’Harmattan, d’un ouvrage intitulé Universités francophones et Diversité linguistique, collectif de 23 linguistes internationaux d’un volume de 336 pages. Il y a quelques années ce fut un grand honneur pour moi de préfacer, aux côtés du Ministre Simon Bolivar NJAMI NWANDI, les Œuvres choisies d’Eugène WONYU NKOL, publiées par Dr Emmanuel WONYU, actuel Secrétaire général du Ministère des Sports. En 2011, je compte organiser avec l’appui du MINESEC et du MINESUP, un colloque sur le thème : Enseignement des langues et des cultures nationales : approches théoriques et didactiques. Mais ce qui me préoccupe actuellement, c’est à n’en point douter, la réussite du Conseil scientifique de MBOG LIAA que j’ai l’honneur de présider.


LLB : Pouvez – vous vous présenter aux internautes dans la lignée traditionnelle Nsa’a ? (Remontez au plus loin possible dans votre généalogie familiale)

Pr BITJAA KODY : Autant que je me souvienne, je suis BITJAA bi KÔDY / INYANGA / NDOUNG/ BIKIDIK bi HITÔT hi BÉÉGA / NGÔND / BITÉNGA bi MANANG ma MODE / SOP / BADAK i NGOK LIPONDO. Peu de Basaa remontent de nos jours à EMELEKE ou MBELEK qui vécut en Égypte pharaonique.

LLB : Vous êtes Président du Comité scientifique du Festival BABIMBI 2010. En quoi consiste ce travail et quelles peuvent être les implications d’un tel organe dans la vie concrète de nos populations ?

Pr BITJAA KODY : Le Conseil scientifique MBOG LIAA est constitué de tous les fils et filles BMB qui souhaitent communiquer un message important pour la renaissance culturelle, sociale et économique de l’aire géographique de la grande Sanaga maritime. Le colloque organisé par le Conseil scientifique porte sur le thème : Les langues MBOG LIAA et la problématique du développement socioculturel de notre aire géographique. Suite à l’appel à communications lancé par nos soins en avril 2010, près de 40 compatriotes ont réagi en nous remettant les résumés de leurs communications. Notre tâche a consisté à regrouper ces dernières par thèmes pour des ateliers de 04 heures par jour.

Les communications préparées sont d’un niveau culturel et scientifique très élevé car elles abordent des problèmes de fond et élèvent le débat à un niveau qui frise celui qui eut lieu à NGOG LIPONDO, lors de dernière assise qui élabora le MBOG, Code moral ancestral que les BASAA, les MPÔÔ et les BATI respectent jusqu’à ce jour.

Dans la guerre de civilisation qui oppose le MBOG à la culture judéo-chrétienne depuis plus d’un siècle, nombreux sont les aspects culturels (pratiques et rites) du code ancestral effacés ou fortement menacés d’extinction par les assauts judéo-chrétiens. Il nous appartient de mettre un terme à cette érosion culturelle à travers la mise sur pied d’une véritable Académie des Langues et de la Culture BMB chargée entre autres, de la rénovation du Code moral ancestral.


LLB : A quelques jours de l’inauguration du Festival BABIMBI 2010, avez-vous une indication à donner quant à l’avancement des préparatifs de cet important événement ? Les sites sont prêts, et combien de personnes estimez-vous recevoir lors de ce Festival ?

Pr BITJAA KODY : Bakana bibôlô bibôlô. Les préparatifs du Festival se déroulent bien sur plusieurs fronts. Certains s’occupent actuellement de la construction des sites, d’autres de l’animation folklorique du festival, d’autres encore de la participation des personnalités et des grandes familles ou matén. Je suis chargé de l’organisation du colloque. Je peux donc dire avec certitude que le nombre d’intervenants au colloque sera de 30, mais je ne saurais être précis sur le nombre de participants global. Je sais cependant qu’il y aura du monde, SONGMBENGUE étant très accessible.


LLB : Songmbengué l’un des villages hôtes et le site culturel de Sakbayémé seront bientôt sous l’emprise « d’une délocalisation» des populations pour laisser place à la construction d’un barrage hydroélectrique, le Comité scientifique que vous présidez s’est-il penché sur les implications ce dossier ?

Pr BITJAA KODY : En mars 2008, dès l’annonce par RIO TINTO ALCAN de la construction d’un barrage qui engloutirait le pont sur la Sanaga et une partie des villages historiques de Sakbayémé et Songmbengué, forçant ces populations à une délocalisation vers des terres inconnues, je me suis personnellement insurgé contre l’enfouissement des tombes de nos parents et ancêtres sous les eaux à travers une correspondance cosignée par M. MAKANG MBEINUN Jean Marc, Vice-président de la section RDPC de la Sanaga Maritime nord. Ensemble nous avons suggéré à RIO TINTO ALCAN de procéder à d’autres prospections en amont de la Sanaga et de construire ce barrage en amont de Songmbengué et Sakbayémé sur le site d’IWENG situé en pleine forêt vierge. La lettre a été déposée au courrier de la Société ALUCAM à EDEA et des copies ont été remises à Monsieur le Ministre de l’Eau et de l’Énergie Jean SINDEU, à M. BOOH Jean de regrettée mémoire, en présence de l’Honorable Albert NLEND.

Par la suite, une ONG se serait constituée pour dialoguer avec RIO TINTO ALCAN dans l’intérêt des populations qui seront déplacées vers des sites choisis. N’étant pas membre de l’ONG, je ne sais à combien de milliards ont été évaluées les tombes de nos ancêtres. Je campe ainsi dans mon opposition parce qu’un Basaa qui ne peut pas vous montrer la tombe de son père est très malheureux.

Au sein du Conseil scientifique, deux interventions, notamment celle de Sa Majesté MAHOP ma LAPPE (Babimbi) et celle de M. KINYOCK Pascal (Bikok), porteront sur la construction du barrage et ses effets induits.


LLB : Plusieurs langues camerounaises sont déjà codifiées. Pouvez-vous nous expliquer dans le cas précis de la langue basaa l’écart, les différences dans la prononciation et même les orthographes qu’on retrouve qu’on soit à Songmbengué ou à Eséka ?

Pr BITJAA KODY : Le Cameroun compte plus de 250 langues dont une centaine possède un système d’écriture fiable. La langue basaa est de celles que nous appelons couramment vieilles langues parce que comportant plusieurs systèmes d’écritures qui se sont succédés dans le temps et qui enrichissent son patrimoine graphique. Chronologiquement on citera l’orthographe catholique née à Edéa sous l’impulsion des Pères pallotins, l’orthographe protestante née à la station américaine de Sakbayémé vers 1920, et enfin l’Alphabet général des langues camerounaises né en 1973, que l’on vulgarise à travers le système d’enseignement formel du basaa. Les langues bakoko et bati sont en cours de standardisation.

Au plan dialectal, le basaa jouit d’une grande homogénéité et les différences lexicales et articulatoires entre le parler de Makak et celui de Ndom peuvent faire hausser les sourcils à l’oral comme à l’écrit, mais elles n’altèrent pas profondément l’intelligibilité mutuelle.

Au sein du comité de langue basaa se côtoient aussi bien les Babimbi, les Bikok, les Likôl, les Ndôgbessol ; nous encourageons chacun à écrire dans sa variété et il appartient au lecteur de s’adapter, c’est ce qui fait la beauté d’une langue. Le dictionnaire en cours de finition par Pierre Emmanuel NJOCK contient des mots issus de toutes les variantes dialectales du basaa et matérialise toute la richesse de la langue.

 

LLB : Le Pr. Pierre Emmanuel NJOCK, le lexicographe BELLNOUN MOMHA et bien d’autres linguistes ont travaillé sur la langue basaa, quelle stratégie comptez-vous mettre en œuvre pour « démocratiser » l’apprentissage de notre langue ?

Pr BITJAA KODY : Dans ma thèse de Doctorat d’État soutenue en 2004 et publiée en ligne par la Max Planck Institut sous le titre : La dynamique des langues camerounaises en contact avec le français, j’affirme que toutes les langues camerounaises, sans exception, ont amorcé la pente descendante de la vitalité qui les conduit à une disparition certaine à plus ou moins brève échéance, ceci sous la pression des langues étrangères (français et anglais) adoptées comme langues officielles. Ces dernières empiètent dangereusement sur l’espace de la communication ethnique et familiale, réservé aux langues locales.

Des mémoires de DEA et de Master II soutenus sous ma direction montrent que sur 100 élèves inscrits au collège VOGT ou au Lycée général Leclerc de Yaoundé, à peine 10 d’entre eux parlent couramment la langue de leurs parents. 15 autres la bricolent et les 75% autres ont le français comme seule et unique langue de communication. Ils le parlent à l’école, dans la rue, avec leurs parents à la maison et avec leur grand-mère au village. Ces 75% de locuteurs potentiels égarés d’une génération à la suivante, constituent une perte incommensurable pour les langues camerounaises qui meurent ainsi principalement à cause de la non-transmission intergénérationnelle. Plus grave encore, quel que soit le type de mariage qu’ils auront contracté, ces jeunes ne pourront jamais transmettre une langue camerounaise à leur progéniture, puisqu’ils ne les parlent pas.

Face à ce désastre qui se dessine pour toutes les langues du Cameroun, le gouvernement du Renouveau, sous l’impulsion du Président Paul BIYA et les manivelles solidement tenues par les Ministres Louis BAPES BAPES (Enseignements secondaires) et Jacques FAME NDONGO (Enseignement supérieur), a élaboré une stratégie capable d’arrêter l’hémorragie. Les langues camerounaises, sans exclusive, seront enseignées dans les Lycées et collèges de la 6e en Terminale aux côtés des langues étrangères (allemand, espagnol). La langue basaa compte un nombre important d’élèves-professeurs actuellement en cours de formation à l’École normale supérieure pour assurer son enseignement à travers la République. Au niveau familial, nous conseillons aux parents d’utiliser régulièrement la langue maternelle avec leur progéniture et de servir de soutien scolaire aux enfants dans les devoirs de langue et de culture nationale qui leur seront donnés à l’école.

 

LLB : Pr. BITJAA KODY, l’intelligentsia camerounaise se sent-elle complexée ou partiale ? Peut-elle vraiment s’exprimer avec aisance ? Y a-t-il encore de sujets qui fâchent ?

Pr BITJAA KODY : L’élite intellectuelle est la couche de la population camerounaise qui, éberluée par les leurres et les lueurs occidentales, est la plus portée à combattre les valeurs culturelles ancestrales. Elle se complait ainsi dans son rôle de tête de pont de l’Occident au Cameroun, ce qu’elle manifeste par l’abandon systématique de nos langues et cultures.

S’agissant de la guerre singulière de civilisations qui oppose le peuple BMB à la religion judéo-chrétienne depuis plus d’un siècle, certains intellectuels BMB s’apprêtent à s’exprimer ouvertement pour une revalorisation des piliers de notre culture lors du Colloque. Certains aborderont la nécessité des lamentations et du veuvage après la perte d’un être cher, d’autres revendiqueront publiquement la rétrocession du Sanctuaire de Ngog Lipondo par l’Église catholique au peuple BMB. Je ne saurais donc affirmer que l’intelligentsia est complexée ou partiale.

 

LLB : L’Association Mbog Liaa est souvent décriée par les populations de ne être active que lors des échéances électorales de notre pays. Ce reproche vous interpelle-t-il ?

Pr BITJAA KODY : Je suis membre d’ADNA MATÉN MA MBOG LIAA (Association culturelle MBOG LIAA) depuis sa création. Mbog-Liaa rassemble les patriarches, les chefs traditionnels, tous les amoureux de la culture traditionnelle BMB et toutes les couches de la population issues de toutes les grandes familles BMB ou MATÉN. Être Basaa, Mpôô ou Bati et ne pas être membre de l’association culturelle MBOG LIAA me paraît plutôt suspect, car cela signifie qu’on ne relève d’aucune grande famille BMB ou qu’on n’apprécie pas la culture ancestrale.

Le Bureau exécutif de cette association culturelle est constitué de Bambombog, de chefs traditionnels, d’intellectuels et de personnalités de tous bords qui ne sont pas affiliées à une seule chapelle politique. On n’y rencontre des ténors de l’UPC et des pontes du RDPC qui discutent fraternellement des intérêts sociaux, culturels et économiques de l’aire géographique BMB.

Depuis la première Assemblée générale de MBOG LIAA tenue à Edéa en 1996, de nombreuses échéances électorales sont passées sans qu’elles nous détournent de la réflexion sur les problèmes du peuple BMB. Mbog-Liaa a-t-il catapulté un de ses membres au gouvernement ou soutenu sa candidature à la présidence de la République? Je ne suis pas informé.

 

LLB : A votre avis, le Mbombog a-t-il encore une place dans la société basaa-bati-mpôô ?

Pr BITJAA KODY : C’est la question centrale de cette interview. Chez les Gbaya des Régions de l’Adamaoua et de l’Est coexistent deux associations culturelles connues sous les noms de MOÏNAM et YAÏNAM. La première regroupe ceux qui pensent que les Gbaya ont une culture authentique qu’ils peuvent faire prévaloir sur le plan national et international et qui s’activent à la valoriser. Les seconds ne trouvent aucune valeur culturelle digne dans le mode de vie des Gbaya et s’activent à saboter la culture locale au profit de la culture occidentale.

Cette situation est transposable à notre contexte où, sous les coups de boutoirs répétés de la culture judéo-chrétienne, les pratiques culturelles traditionnelles sont fortement menacées d’extinction. J’en veux pour preuve que le 16 octobre 2010, lors des obsèques de Jean BIKOKO Aladin, monument de la culture BMB, Mgr BOGMIS Dieudonné, Évêque d’ÉSÉKA ait nargué les Bambombog en leur demandant de l’excuser de sortir la femme du défunt du veuvage et de la déclarer désormais libre de tout engagement matrimonial vis-à-vis du disparu, ce qui l’exempte de la période de contrition à l’honneur du disparu. INYANGA NDOUNG nyen a bat yôi le : U nyilak me i wom, ndi u kindbana bé me mintol laa? Les prêtres ne pourraient-ils pas évangéliser tout en préservant les piliers des cultures locales?

Le MBOG est une institution morale. Les BMB ont une culture à faire prévaloir; il s’agit du MBOG. Les Bambombog sont, avec certains chefs traditionnels, dépositaires des valeurs culturelles plusieurs fois centenaires qui ont permis à notre communauté de rester en équilibre. Il leur revient la charge de transmettre les piliers de la culture traditionnelle aux jeunes générations dans le cadre de la nouvelle politique culturelle du Cameroun initiée par le Renouveau. Sur la base de la maîtrise qu’ils ont de la culture BMB, des patriarches dispensent actuellement des cours de culture basaa en langue basaa à l’École normale supérieure de Yaoundé. Le Festival n’est peut-être pas l’occasion ni le lieu indiqué pour la transmission des valeurs culturelles centrales de notre peuple aux générations futures. Cependant, certaines de ces valeurs seront rappelées par les Bambombog dans leurs interventions programmées. Les comportements sociaux qui dévient du Code moral BMB (inceste, homosexualité, pédophilie, annulation du rite du veuvage par un Pasteur ou un Prêtre, etc.) seront abordés et assortis de peines traditionnelles. Ils y proposent par exemple que tout Basaa-Mpôô-Bati reconnu coupable de telles exactions soit victime du NGÉ, ce qui permettra d’assainir nos mœurs.

 

LLB : Quel message adressez vous à l’élite intellectuelle, économique et culturelle du peuple Basaa-Mpôô-Bati et qu’attendez vous d’eux lors des travaux du prochain Festival ?

Pr BITJAA KODY : L’éthique ancestrale a permis à nos ancêtres de tenir leur société en équilibre pendant des millénaires avant notre avènement et l’influence occidentale. Je n’ose pas croire un seul instant que mes ancêtres étaient tous des tarés. Au lieu de camper dans un rôle de pourfendeur de la culture ancestrale et de promoteur des seules langues et valeurs culturelles occidentales, nous devons nous informer auprès des Bambombog, connaître nos valeurs culturelles authentiques et en adopter les aspects positifs, avant de les juger négativement ou de les balayer si cela est nécessaire. Si nous voulons rester BMB, nous ne saurions sacrifier à l’autel de la religion chrétienne nos langues, l’enterrement du placenta, les interdits alimentaires, la polygamie ou le veuvage que nos ancêtres ont toujours pratiqués.

Dans une guerre de civilisations comme celle qui oppose nos cultures ancestrales à la culture occidentale portée par la religion chrétienne et l’école depuis bientôt deux siècles, la culture la plus passive et la moins codifiée est sujette à la mort et la culture la plus agressive recrute dans ses rangs pour anéantir les dernières poches de résistance.

L’élite intellectuelle doit comprendre qu’il existe un enjeu culturel et économique dans la promotion de nos langues et cultures et se lancer dans la codification du MBOG et la documentation de toutes nos valeurs culturelles : contes, proverbes, devinettes, cosmogonie, événements et cérémonies du cycle de la vie, organisation sociale, etc. Ces ouvrages serviront de manuels de référence dans l’enseignement formel des langues et des cultures camerounaises, un marché plein d’avenir.

Mon message à l’élite intellectuelle, économique et culturelle est que nous sortions du Festival MBOG LIAA avec un code éthique canalisant la vie culturelle et sociale de tout BMB et assorti de sanctions qui s’abattraient automatiquement sur ceux qui s’écartent du chemin tracé par le MBOG.

 

LLB : Aux femmes et à la jeunesse, que dites-vous ?

Pr BITJAA KODY : Si j’avais un conseil à donner à la femme BMB, je dirais que la femme constitue le socle d’une société équilibrée. Depuis des millénaires, la femme BMB a su préserver l’équilibre social en respectant les piliers du code moral élaboré par les Bambombog. Selon les circonstances et conformément au KOO, elle s’interdisait de consommer le gésier du poulet, la vipère, la tortue, la panthère, l’œuf dur, le singe, le sanglier, le rat palmiste et tout allait bien. De nos jours, au nom d’une certaine modernité, certaines femmes BMB ne respectent plus les piliers du Code moral KOO, d’autres vont jusqu’à demander au prêtre de les sortir du veuvage le jour même de l’inhumation de leur mari afin qu’elles puissent se remarier le lendemain. Ceci est une abomination aux yeux du MBOG.

Madame, vous avez épousé votre mari et vécu avec lui pendant quarante ans; vous avez amassé des biens ensemble et eu de nombreux enfants. Le KOO qui organise la vie féminine chez les BMB ne commande-t-il pas qu’après la perte de cet être cher, vous vous imposiez une période de contrition de six mois à un an au cours de laquelle vous allez apprendre à vivre sans lui? Même la Bible le conseille. Donc de grâce, ne soumettez plus les gardiens de nos traditions à la douloureuse épreuve du prêtre qui vous sort du veuvage le jour de l’inhumation de votre mari.

Aux jeunes filles et garçons, nous disons qu’ils doivent s’astreindre dès le bas âge au respect de l’aînesse et à l’observance des interdits communautaires. Ils doivent autant que faire se peut, marcher sur les traces de leurs aînés dont la probité morale est avérée. Man nyik a mbot bé lihañ. Les pères fondateurs de l’Association culturelle MBOG LIAA nous apprennent que :

« De par sa tradition ancestrale, l’Héritier de NGOG LITUBA réaffirme son statut d’homme passé au moule formateur des valeurs ci-après communément reconnues :

  • La fierté d’exister avec dignité quelles que soient les conditions matérielles en présence;

  • La fidélité infaillible à la parole donnée;

  • Le respect de l’esprit démocratique;

  • La résistance jusqu’au sang à toute forme d’aliénation ou d’oppression;

  • L’engagement scrupuleux dans l’accomplissement du devoir;

  • Le respect d’autrui et l’hospitalité;

  • L’exaltation du terroir et de la patrie ».

(Extrait du Manifeste du Peuple Mbog Liaa, Eséka, 19 octobre 1996)

L’homme BMB est digne et s’accommode du peu que la vie lui réserve, ce qui justifie aujourd’hui le nombre proche de zéro des victimes de l’épervier dans nos rangs. Les jeunes doivent compter sur la force de leur intelligence et de leurs bras pour une réussite sociale durable et sans reproches, chacun dans son domaine d’activité. Éviter les raccourcis et l’argent facile que procurerait l’homosexualité et d’autres travers. Nos parents n’ont pas connu ces mœurs occidentales.

 

LLB : Avez-vous retenu un proverbe basaa qui vous a le plus marqué ? Et pour quelles raisons ?

Pr BITJAA KODY : Man nyik a mbot bé lihañ. Ces paroles sont pleines de sagesse. ñlana mabal ma basôgôl bés. Nôñlana mambén ba bi téé inyu niñ yés, ndi ni ga nom ni hadap hana i nkoñ biték.

LLB : Liténlibasaa.com vous remercie pour cet entretien.

Pr BITJAA KODY : Le plaisir a été le mien de communier avec le peuple BASAA MPÔÔ BATI à travers votre site.

 

Prof. BITJAA KODY Z.D.
Chef du Département de Langues et Cultures Camerounaises
Ecole Normale Supérieure
Université de Yaoundé I
B.P. 31446 YAOUNDE
Port.: 237 77570212


Interview réalisée par Zachée Njo pour www.litenlibassa.com

En terme de projets, je viens de finaliser la publication chez l’Harmattan, d’un ouvrage intitulé Universités francophones et Diversité linguistique, collectif de 23 linguistes internationaux d’un volume de 336 pages. Il y a quelques années ce fut un grand honneur pour moi de préfacer, aux côtés du Ministre Simon Bolivar NJAMI NWANDI, les Œuvres choisies d’Eugène WONYU NKOL, publiées par Dr Emmanuel WONYU, actuel Secrétaire général du Ministère des Sports. En 2011, je compte organiser avec l’appui du MINESEC et du MINESUP, un colloque sur le thème : Enseignement des langues et des cultures nationales : approches théoriques et didactiques. Mais ce qui me préoccupe actuellement, c’est à n’en point douter, la réussite du Conseil scientifique de MBOG LIAA que j’ai l’honneur de présider.

Commentaires  

 
+1 #53 15-11-2010 12:40
« De par sa tradition ancestrale, l’Héritier de NGOG LITUBA réaffirme son statut d’homme passé au moule formateur des valeurs ci-après communément reconnues :
La fierté d’exister avec dignité quelles que soient les conditions matérielles en présence;
La fidélité infaillible à la parole donnée;
Le respect de l’esprit démocratique;
La résistance jusqu’au sang à toute forme d’aliénation ou d’oppression;
L’engagement scrupuleux dans l’accomplisseme nt du devoir;
Le respect d’autrui et l’hospitalité;


L’exaltation du terroir et de la patrie ».
 
 
#52 10-11-2010 15:27
Bon ca va coe ca!,
j'avais bien dit à Mnong de ne pas aborder ce sujet, Moi je n'y réponds plus et j'invite chacun à refléchir. Si vs êtes convaincu de votre voie... libres à vous.

Cela ne ns empêchera pas de nous aimer et de communiquer.

Puisse Hilolombi, Batum Peck -Greatest because eldest- vous sayap au nom de nos Bassôgol Sôgol qui ns ont précedé!
 
 
#51 10-11-2010 15:21
Cela dit, je ne sais pas la difference que vous faites (JenY et Nab) entre cause et salut. moi je tendrais à y voir la même chose. Si on se comprend, je te répond par l'affirmative. et oui ma chére la pratik de la réligion c'est pour le salut des peuples, ou pour servir la cause des peuples. Plus on invok, on communie, on prit en invokant les valeurs d'un autre peuple, plus on met ce peuple en haut. et c'est la somme de vos énergies, vos prières, vos invocations qui font le salut de la culture des descendants d'Abraham (juif, chrétiens et musulmans), en même temps ignorant ceux de Koba et Kwan. Je ne suis pas un adepte des science exotérik, mais renseigne-toi sur le rôle, la force d'une prière.
Regarde l'histoire, la culture d'Abraham a commencé son expansion le jour où ses trois variantes on compris qu'il fallait recruter les prieurs ailleurs, des nvelles energies pour son salut.
 
 
#50 10-11-2010 15:07
ou lààà!! ca chauffe ici. @ Boda'a soho ni héya bang ba kaba!

@ Jeny, je n'ai pas besoin de détailler ces points de divergences, ca ne m'interesse pas ou plus cet exercice. Je suis assez préoccupé coe ca à decouvrir ki je suis. et j'ai la conviction de ce que je ne suis pas.
tout à l'heure en rentrant de la Pause, je n'ai plus retrouvé mon menteau alors il en restait un ds la garde robe je l'ai pris. Je viens d'envoyer un mel à ts les collègues pour retrouver le miens.

C'est justement ce qui se passe avec notre génération, on est né ds un moment de declin de la spiritualité bassa'a. un moment de vide spirituel, alors on a pris la 1ere ki s'est présentée à nous. Maintenant qu'on le sait, on redoute la remise en cause de ce qui ns a construit.

Effectivement ce menteau de mon collègue ne me va pas, et je ne saurais me contenter de le garder (malgré sa griffe)...Coe autre fois le christianisme ne me convenait pas.
 
 
+4 #49 10-11-2010 12:51
@ Nka a c est quoi la cause des bassas?
 
 
+4 #48 jeny 10-11-2010 12:46
Citer :
que les adeptes d'autres religions arrêtent de forcer le trait entre ces religions et le Mbog bassa'a.


@ Nka'a, tu ne peux pas empêcher les gens de dire ce qu'ils pense. Si tu pense que le Mbog et le Christianisme s'oppose, sent toi libre détailler ces points de divergence.

Citer :
Mais que l'on sache qu'en choisissant de vivre selon une autre réligion, cela ne sert en aucune façon la cause du bassa'a

C'est ton avis, je respect. Mais va t-on à l'église ou à la mosquée avec en tête, l'idée de servir la cause basaa ou pour son salut ?
 
 
#47 10-11-2010 12:36
Personne ne peut forcer un autre de vivre d'une certaine manière.

@ Wad, si c'est vrai ce que tu dis, cela n'empêche pas que tu exclus ds ton analyse la grande franche de la population. En effet, de même que tous les catholik ne st pas prêtres ni n'aspirent à le devenir ou alors tout les musulmans ne st pas imam tout les bassa'a ne deviendront pas bambombog. Alors que doit-on aire la grande masse?

Moi ma position est simple et se résume en 2 points,
1°) que les adeptes d'autres réligions arrêtent de forcer le trait entre ces réligions et le Mbog bassa'a.
2°) Chacun est libre de vivre coe bon lui semble. Mais que l'on sache qu'en choisissant de vivre selon une autre réligion, cela ne sert en aucune facon la cause du bassa'a
 
 
#46 10-11-2010 12:18
@WAD
VOILA UN AVIS QUE JE PARTAGE PLEINEMENT!!!
 
 
#45 wad 10-11-2010 12:02
Trop d'affirmations ici qui me font pleurer.
Etre bassa est un lien de sang. Pas plus pas moins. Rien à voir avec le choix religieux. Je dis bien choix.
Mais la religion, le mode de vie des bassa avant les colons sont connus et preservés dans les lois du mbog / de la maat.
La question à mon avis est simple : Peut-on vivre satisfait et n'ayant que les lois du mbog ou de la maat comme lois religieuse en 2010 ? Ma reponse est aussi simple : OUI.
Mais cela ne veut pas dire qu'on va obliger tout bassa à vivre selon le mbog. Ce qu'on doit eviter c'est le melange heterogene Mbog/ religion importée. Donc eviter qu'un pasteur, rabinn, imam ou prêtre devienne Mbombog.
Comme les judéo-chretiens ont conquis notre peuple ( avec la force à l'epoque), nous qui pensons que le bassa "ancien" a vecu avec une religion qui n'a rien à enviier aux autres religions, devons tout faire pour redonner à cette religion sa place d'antan.
 
 
#44 10-11-2010 09:05
Manké Mnong,
Sorry j'avais du baby sitting hier soir.
Pour revenir à ta question. Réforme ou réfondation du Mbog? il fo avouer que je cce à perdre les subtilités de la langue francaise. Mais je veux par là dire que la réligion bassa'a ds son fondement ne saurait être touchée. Mais c'est la facon de la vivre qui necessite un toilettage (ce n'est que mon avis). èvidemment qu'il fo la retrouver d'abord, la sortir du cercle exclusif des initiés (du moins qlq uns de ses élts fondamentaux).

Tu es sans ignorer que la réligion est l'un des élts fondamentaux de la formation de l'identité, de l'appartenance d'un individu à un groupe. Le modèle consummériste capitalistik d'aujourd'hui n'est que le triomphe de la sécularisation de la thése de l'ascetisme intra-mondain des calvinistes. Alors si le bassa se reapproprie sa religion, le reste suivra. cád le modèle bassa s'mposera de soi. ke ce soit ds les couvents ou alors son MACH'IN MA NING.
 
 
#43 09-11-2010 22:09
Je constate avec grande satisfaction que le papier du Pr. BITJAA susciste de belles réactions de la part de nos lecteurs, mais permettez moi, sans briser l'élan de la discussion en cours de soulever d'autres pans de voile : 1 - Qu'est-ce-que s'est être un Basa'a ? 2 - Quelles valeurs pouvons nous accorder à certains interdits alimentaires qui pèsent jusqu'à présent sur le sexe feminin dans la culture Nsa'a ? 3 - Le Mbombog doit-il nécessairement être polygame ? 4 - En quoi le développement de nos langues peut-il influencer l'essor économique de l'aire géographique BMB ? Pr. BITJAA si vous suivez l'évolution de cette discussion, les points ci haut mentionnés peuvent-ils un jour recevoir un éclaircissement de votre part ?
 
 
#42 09-11-2010 20:50
Jeny, il n est pas sans père, il n en est juste pas imprégné culturellement parlant!!! parce qu il ne l a pas connu; mais comme pour etre bassa, il faut selon la tradition etre rattaché à un homme on occulte son geniteur present ou absent!!! mais ce n est pas son grand père maternel qui l a conçu(enfin j espère) pourquoi ne pas simplement le rattaché à sa mère???
Ce que je veux démontrer c est que etre bassa ne saurait etre limité à une histoire de lignée patriarcale selon la tradition, ni a l adheration à une religion Mbog!!!
Question pour vous qui définissez le bassa les Dog Send en sont ils?
 
 
#41 jeny 09-11-2010 20:01
Citer :
Jeny et si cet enfant est élévé et éduqué en milieu bassa. et ne connait pas sa genealogie coté Bamileke qui est il??? Et meme ne connait tout simplement pas son père? QUI EST IL DONC?Personne puisque chez les bassa ont est rattaché au peuple par le pére???


un enfant "sans père" est considéré comme l'enfant de son grand-père maternel. il serait donc dans notre cas, BASAA !!!
 
 
#40 09-11-2010 18:55
@mankee Nkaa:
Je ne sais pas si j´hallucine; c´est bien toi qui revendiques la refondation -- et non une simple réforme -- du Mbog, non? En fait, tu as bel et bien écrit ceci:

Citation en provenance du commentaire précédent de Nkaa :
Pour finir, je pense que le Mbog et d'autres institutions africaines necessitent une réfondation... le Monde et la nature tels que nos bassôgôl sôgol les percevait ont évolué et nous devons adapter notre perception à la nouvelle donne, Sinon nous donnerons tjrs raison à Gaino par la bouche de Sarkozy de sortir des inepties coe ce fut le cas à Dakar la dernière fois.


Mon frère, dis-moi un peu: cette refondation-là ne concerne-t-elle pas la religion?
 
 
#39 09-11-2010 18:39
@ mankee Nkaa:

Puisque mon frère Nkaa me demande d´élever le débat au-delà de la Bible, je me propose donc de rédiger un article sur la religion des Basaa. Mais j´aimerais nous prévenir que j´irai aussi au-delà de la Grotte sacrée, car nos patriarches savent très bien que la Grotte sacrée ne fut qu´une étape dans les migrations des Basaa. Je vais, bien sûr, me référer aux explications de certains patriarches, tout comme aux écrits et aux informations que j´ai pu obtenir des Basaa enracinés dans la « Culture ancienne » des « 2BM » -- Basaa, Bati et Mpôô.
Par ailleurs, ce que je trouve quand même curieux, c´est que ce n´est que dans le domaine religieux que mon frère Nkaa semble clouer au pilori notre « aliénation » ; aurait-il omis, occulté ou oublié les autres aspects de la Culture ? Je compte y revenir dans l´article sur la religion des Basaa. ( 2 - à suivre)
 
 
#38 09-11-2010 18:29
@ mankee Nkaa:

Tu commets une erreur en soutenant que la Bible serait une oeuvre de fiction. Par exemple, est-ce faux que les enfants d´Israel séjournèrent en Kémitie ( Égypte pharaonique noire)? Non. Est-ce faux que le Juif Moise naquit en Égypte pharaonique noire et qu´il fut instruit dans toute la sagesse de l´Égypte ancienne? Non. Est-ce faux que le Seigneur Jésus-Christ vint séjourner en Égypte ancienne avec ses parents quand il était enfant? Non.
(1 - À suivre)
 
 
#37 09-11-2010 17:50
Citation en provenance du commentaire précédent de jeny :
Chez les basaa, un enfant issue d une mère bassa et d un père bamileké est bamiléké !!!!! Donc la question ne se pose pas.
Quand on se présente sur LLB, on dit sa généalogie côté papa et non côté maman

LOOOOOOOL Jeny et si cet enfant est élévé et éduqué en milieu bassa. et ne connait pas sa genealogie coté Bamileke qui est il??? Et meme ne connait tout simplement pas son père? QUI EST IL DONC?Personne puisque chez les bassa ont est rattaché au peuple par le pére???
 
 
+1 #36 jeny 09-11-2010 16:14
Chez les basaa, un enfant issue d une mère bassa et d un père bamileké est bamiléké !!!!! Donc la question ne se pose pas.
Quand on se présente sur LLB, on dit sa généalogie côté papa et non côté maman
 
 
#35 09-11-2010 16:04
mais plus serieusement Nka a vient me repondre que dirais tu d un enfant issue d une mére bassa et d un pére bamileké quels croyances se doit il d avoir??? QUI DOIT IL RENIER POUR ETRE PLEINEMENT LUI MEME PUISQU ON NE CHOISIT PAS SA FAMILLE ET CES CROYANCES???
 
 
#34 09-11-2010 16:04
éééé @ NAB,
tu n'as aucune raison de t'enerver! tu es une digne Nsa'a toi aussi ma fille! Hilolombi -greatest because eldest- est fier de vous, surtt des questions que vs vs posez pour vous retrouver après ces turbulances historik. ton questionnement ma fille est le 1er pas "C'est koi être bassa'a?" Rien qu'à refléchir à 7 question tu trouveras les 1ers éléments de réponses toi-même. Mon maître au CM2 Malet MInkond mi ndjombi disait tjrs ke celui qui pose une question a les 1ers éléments de réponses.

@ Mnong, Manké nu ngwéha, ke le message biblik soit bon ou mauvais cela ne concerne que les judéo-chrétiens, c'est leur affaire. En vrai bassa que je suis, je m'en fiche allègrment de ce contenu! à la limite je lis la bible coe je lirait n'importe quelle oeuvre litteraire de pure fiction. Alors lève le debat au-delà de la bible car elle n'est pas mon referentiel. On vs a menti sur son universalité.

@
 

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