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Rencontre avec l’artiste Maurice Nkoka

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Maurice NKOKA est né le 04 Juin 1948 à Mbanga au Cameroun de Feu BAYEE Pierre et de FEUE NGO NYOBE Gertrude. Apres ses études primaires il a du s’arrêter en classe de 5e a cause de la perte de l’emploi de son père. Mais il connaitra Log-Ntomb

le village de ses aïeux qu’a l’âge de 25 par sa propre initiative. Frappé par le sous développement dans lequel baigne son village, il décide quelques années plus tard de sortir Log-Ntomb de l’anonymat en lui offrant la chanson éponyme « LOG-NTOMB ».

Concernant donc ce coté chanson il faut dire que ca n’a pas été du tout facile pour M. NKOKA car ne maitrisant aucun instrument de musique c’est a partir des mélodies et des rythmes qui lui venait a l’esprit qu’il inventait ses chansons. Soutenu de cette manière il se débrouillait a transformer ses textes en chansons. Et pour les finitions il allait trouver un bon guitariste. Depuis les années 70 où il a commencé à composer, il compte un seul album sur le marché discographique, néanmoins avec plus de 80 chansons dans son répertoire en ce moment. Père de 8 enfants Au PK 13 ou il s’est retiré il se consacre aux travaux champêtres quand il ne fait pas la musique.

Bonjour Maurice Nkoka. On n’a plus entendu parler de vous depuis des années. Que devenez-vous ?

Bonjour Liténlibassa. Maurice Nkoka se porte bien. Si vous n’avez pas entendu parler de moi, c’est tout simplement à cause du manque de moyens financiers et de management qui m’ont écarté de la scène.

 

C’est vrai que j’étais une star parmi tant d’autres mais malheureusement je n’ai pas eu la chance comme beaucoup. Personne ne m’avait jamais offert l’opportunité d’arpenter un studio d’enregistrement et au fil des jours j’ai désespéré et le silence s’en est suivi.

 

Avez-vous une seule fois au cours de ces dernières années eu envie de relancer votre carrière musicale ?

Mais bien sur que oui. Maintes fois j’ai rencontre certaines élites de ma région au sujet de ma relance musicale. Ils ne m’ont fait que des promesses et depuis plusieurs années aucun d’eux n’a réagit.

 

Dans l’ensemble, qu’est ce que la musique vous a apporté ?

La musique m’a donne beaucoup de satisfactions. Elle m’a permis d’accéder à certains milieux que je n’espérais pas. J’ai connu et côtoyé certaines personnalités grâce à la musique. J’ai facilement tisse des relations par ci par là. En tant que musicien j’ai épousé la femme que tant d’hommes convoitaient.

 

"U nlama ti mè lipem a nwaa" est l’une de vos rares chansons qu'on peut voir sur Internet. Quels messages vouliez-vous adresser à nos femmes en particulier ?

"U lama timè lipem a nwaa" qui signifie en français « tu doit me donner du respect, madame ». En fait le message ici s’inscrit dans l’optique de décrier et de stigmatiser les tares conjugales que certaines femmes développent dans leur foyer de nos jours.

 

Vos mélodies sont toujours accompagnées d’un message destiné à un groupe particulier de personnes. Pensez vous que ces messages aient eu un impact quelconque ?

Mes mélodies sont toujours accompagnées des messages destines a un groupe quelconque, je traite de l’actualité, de l’histoire de nos aïeux, des femmes qui sont a la base de toute société.

 

Aujourd’hui, vous n’êtes plus dans la musique. De quelle façon contribuez-vous à l’amélioration des mœurs ?

J’ai momentanément arrêté c’est vrai mais je n’ai pas abandonné comme vous le pensez. Malgré toutes les déceptions je garde toujours espoir. Je vous ai dis que j’ai des chansons, je cherche même les jeunes pour les interpréter. Je conseille également beaucoup de jeunes qui veulent suivre notre voie.

 

Quelle différence faites-vous entre les artistes qui évoluaient dans les années 70 et ceux 'aujourd'hui, sur un plan purement musical ?

La différence est considérable. Dans les années 70 il est à noter que tout comme moi aucun musicien camerounais de cette époque n’a fait l’école de musique. D’aucuns devenaient compositeurs musicien a partir du fait d’avoir chanté dans une chorale ou alors dans un cabaret. Pour mon cas précis, j’ai été inspiré par le seigneur et l’esprit des traditions. J’ai acquis ce don de Dieu tout simplement. Entre les artistes d’aujourd’hui et nous d’hier la différence est d’autant plus que nous, on s’exerçait a composer nos chansons avec nos propres textes et notre propre imagination. Mais de nos jours ce n’est plus la même chose. Avec les nouvelle technologies il suffit de vous rendre dans un studio de musique et qu’on vous programme une mélodie quelconque, vous criez et dites de énormités de tout genre et vous voila musicien camerounais à l’ instant.

 

Vous avez été invité à Litén li Ngok : Quels souvenirs gardez-vous de ce bref passage sous les projecteurs après de longues années d'absence ?

J’adresse tout d’abord mes sincères remerciements a mon jeune frère Benoit Bitton et son équipe, initiateur de ce grand rassemblement du peuple Bassa pour m’avoir donne cette opportunité de me produire sur une scène d’une telle dimension, je m’en souviendrai toute ma vie.

 

D’après-vous, que doit ou peut faire le peuple bassa, élites et citoyens ordinaires pour donner à notre musique une place digne sur l'échiquier national ?

En réalité depuis quelques années nous observons que le peuple Bassa et ses élites s’intéressent petit à petit à la chose culturelle. Nous détenons cette confirmation de la dernière soirée culturelle LITEN LI NGOK dans la grande salle douala Bercy. Cependant nous osons croire que si ce genre d’initiative persiste, un jour nous aurons une place de choix sur l’échiquier national et même international.

 

Si l'on vous plaçait aujourd'hui à la tête d'une structure pour améliorer les conditions de travail des artistes camerounais, que feriez-vous ?

Je regrouperais d’abord les experts du droit d’auteure et des gestionnaires intransigeants. Pour me permettre de distingue les vrais musiciens des pseudos musiciens ou d’aventuriers. J’instaurerais un passage obligatoire devant le conseil de censure qui aurait en charge de tester tout artiste avant de lui conférer le statut d’artiste véritable. Apres quoi je placerai une commission indépendante bien outillée pour lutter contre la piraterie qui gagne du terrain aujourd’hui au désagrément des artistes camerounais.

 

Pour finir, comment se porte la grande famille Log Ntomb ? Avez-vous un message à adresser aux Log Ntomb ?

Malgré toutes les difficultés que traverse le pays en ce moment précis, la grande famille Log-ntomb se porte bien. Déjà en 1973 je demandais au natifs Log-Ntomb de rentrer au bercail après plusieurs années d’absence. Nous savons tous que c’est à cause de la guerre avant l’indépendance du Cameroun qu’ils avaient été contraints de quitter leur village.

Je réitère le même message aujourd’hui pour leur dire partout ou ils se trouvent de retourner développer le village qui est toujours enclavé et sous développé. Et en plus c’est la terre de nos aïeux.

 

Merci Maurice Nkoka

Me Nyéga Litén li Basaa

 

Contact de l’artiste : 0023774274418

 

U nlama ti me lipem a nwaa (extrait de ma ngwés we)

1. Me ngwés we ; 2. Ndap libii
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