litenlibassa.com

 
 

 
 
 
 
You are here:
 
 

RECETTE DU MOIS : Côngo Libanga ni Jângo

Envoyer Imprimer PDF
AddThis Social Bookmark Button


 

 

 

 

Le Jângô  ou kélén-kélén chez nos cousins Bafia, Tégue chez l’Ewondo, Corète Potagère ou encore Jute Potager chez le Français, Corchorus olitorius en Grec ou Latin. C’est une plante de la famille des Malvacées (comme les hibiscus, la guimauve, le coton…). On la classe aussi parfois dans une autre famille proche, celle des Tiliacées (Tilleul). Elle possède différentes vertus thérapeutiques, culinaires, et artisanales. Cultivé principalement en Afrique tropicale, au Moyen Orient et en Asie son utilisation varie d’un point à l autre.

En Afrique par exemple cette plante est utilisée pour traiter et prévenir différents maux :

·         Kenya : tranches de racines sèches contre les maux de dents

·         Congo : feuilles contre troubles cardiaques, racines de tonique

·         Tanzanie : infusion de feuilles comme laxatif

·         Nigeria : graines comme purgatif et fébrifuge

·         Sénégal : cardiotonique (graines), purgatif (tiges)

En Orient, il est principalement cuisiné lors des repas spéciaux et des fêtes. En Egypte par exemple il servait à confectionner un plat que l on nommait  le Mloukhiyeh (mlouk=rois) .

Au sud de l Europe on la cultive comme plante textile, notamment pour la fabrication de toile de jute (tige) Du nord au sud du Cameroun, en passant par l’est et l ouest il est utilisé pour faire  différentes recettes aussi succulentes les unes des  autres. La recette que nous vous proposons aujourd’hui est propre aux peuples Bassa ‘a et bétis.

CÔNGO LIBANGA NI JÂNGÔ

INGREDIENTS :

2 paquets de légumes

3 verres d’arachides

2 cubes Maggi ou Honig

Du poisson fumé au sângâ

2 tomates

1 gros oignon

1 demi-gousse d’ail

1 louche d’huile

 

Découper les légumes le plus finement possible à l aide d’un couteau affuté.

Puis réserver.

Griller les arachides jusqu’à l’obtention de graines parfaitement croustillantes

Laisser les refroidir, puis dépouiller de leur peau. Pendant ce temps haché finement l’oignon et nettoyer La demi-gousse d’ail, puis écraser avec les deux tomates.

Mettre un peu d’eau à chauffer, y mettre le poisson à sécher durant 10 à 15 min

Faire blanchir l’huile, y faire revenir les oignons, ajouter le haché de légumes. Faire revenir pendant une dizaine de minutes. Y ajouter la farce obtenue avec les tomates, puis assaisonner. Laisser cuire quelques minutes. Ajouter le poisson et l’eau. Puis, couvrir.

Lorsque la marmite est en ébullition, ajouter la pate d’arachide, baisser le feu,

Et laisser cuire sans refermer la marmite, jusqu’à l’obtention d’une soupe légèrement épaisse. Enlever la marmite du feu, ajouter les deux cubes.

Le CÔNGO LIBANGA est un tubercule de la famille des aracées, dont la chair est moins farineuse que ses cousins le macabo et le taro. Il est plus tendre que le taro, ce qui rend son temps de cuisson moins long. Et plus dur que le macabo blanc. Sa cuisson est délicate, comme sa chair. Pour une parfaite cuisson éviter de le mettre en immersion dans l’eau. Il accompagnera parfaitement votre Jângô.

Bon Appétit.

N.B : Cette recette de  Jângo peut tout aussi s’accompagner de bakoua cougou. (macabo râpé)

 

Composition nutritives du Jângô

  • 4.5% protéines
  • 0.3% lipides v12.4% glucides (dont un polysaccharide mucilagineux composé de 65 % Acide uronique, rhamnose/galactose/glucose/acide galacturonique/acide glucuronique (1,0/0,2/0,2/0,9/1,7) et 3.7% de groupe acétyles )
  • 2% fibres
  • 360 ppm Calcium
  • 122 ppm Phosphore
  • 7.2 ppm Fer
  • 6.4 ppm ß-carotène
  • 0.15 ppm thiamine
  • 0.53 ppm riboflavine
  • 1.2 ppm niacine
  • 80 ppm acide ascorbique
  • acide 5-cafféoylquinique

Commentaires  

 
#10 18-02-2011 14:47
C'est vrai que le Njagô gille, tout comme le taro. Moi cet accompagnement ne me tente pas spécialement.
 
 
#9 02-11-2010 10:03
looooooooooool Mbocky,
je ne saurais te donner cet info désolée.
Par contre je sais que je suis du Nyong et ékellé. et ma grand mère qui était Dog Béa par sa mère et Log Bayek par son père raffolait de ce plat qu elle disait Bassa. Il se peut que ce plat soit l un de ceux que nous avons intégré depuis des générations à la suite des croisements de notre culture avec d autres peuples. En tout cas je te conseille vivement cette tubercule qui est exquise. Bonne journée
 
 
+1 #8 mbocky 02-11-2010 09:35
moi j'ajout souvent un peu de njinja.
mais ce plat congo et njango, c'est de quel côté de bassa mpoo bati?
moi babimbi, j'ai jamais vu mangé ainsi.*
Merci
 
 
#7 17-10-2010 13:15
Citation en provenance du commentaire précédent de jeny :
Kongo libanga a yee ?

mdr Jeny a yée kongo libanga, poulassi bog ba ton lè ni hop wap!!!
 
 
+1 #6 15-09-2010 17:06
Sohna di nigil ndugi. Di nwas bi soman
 
 
#5 jeny 09-09-2010 12:21
Kongo libanga a yee ?
 
 
#4 08-09-2010 21:23
@ Mpodol,
Si aucune lettre n'est doublée, devrions-nous retirer un "A" des 2 qui ont composé ton "BASAA" ? Ne devrait-il d'ailleurs pas s'écrire en 2 mots ?
Je te prie de m'aider à écrire : 3, le soleil.
Je pense en toute humilité qu'il y aurait une exception pour les voyelles.

Soho, di keg ndugi, ndi di kahal saba. I ngéda di ga meya tila, ndi di kahal tibil.

Li tén li nwéhél me !
 
 
#3 08-09-2010 20:05
Nyandom, bien sur que on peux utiliser un poisson fumé autrement.
@Mpodol je n'ai malheureusement pas eu la chance d apprendre à écrire le bassa dans une école. Donc j'essaie et retiens tes remarques.
 
 
#2 08-09-2010 16:37
Njango et non jango. Basa et pas basaa/bassas. Dans notre culture,aucune lettre n'est doublee.pour donner une prononciation specifique comme c'est le cas en francais.Ce n'est donc pas Milla, mais Minla qui est le pluriel de nla=l'intestin. Defrancisons notre langue.Gwet au lieu de Gouet.Nwanak et pas Nouanack ect...Sans toutefois jouer les profs de basa
 
 
+1 #1 08-09-2010 07:03
Je cite :
"Du poisson fumé au sângâ"
Et si jen'ai pas le sanga, puis-je utiliser les "mi nimug mi tjobi" obtenus par d'autres procédés ?
ans tous les cas, merci beaucoup !
 

Il est obligatoire d'être enregistré pour commenter cet article.
Les bassanautes sont invités à un comportement responsable. Des commentaires à caractère injurieux, xénophobe, diffamatoire ou incitant à la haine seront supprimés et leurs auteurs interdits d'intervention sur ce site. Nous invitons donc les uns et les autres au respect mutuel.