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RECETTE DU MOIS : SANGA /SUGA /NSÔK

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Ingrédients pour 5 à 8 personnes

3 tas de noix de palme

1 paquet et demi de bââm encore appelé zôm ou encore bitôsô ou encore morelle noire

Une quarantaine d épi de mais frais et bien garni

Un morceau d’écorce de Hômî

Du sucre (optionnelle)

Préparation :

Apprêtez les légumes :

Laver les légumes, et laissées les s’égoutter.

A l aide d un couteau bien affûté effilé les graines de mais après les avoir lavés de sorte qu elles se retrouvent divisées en plusieurs parties. Réservez.

Laver les noix de palme, les mettre dans une casserole remplit d eau et les mettre au feu.

Pendant qu elles cuisent, nettoyer le bââm en prenant soin de garder les branches tendres.

Puis hacher finement.

Préparer le souguî :

Les noix sont cuites au bout de 20minutes environ, tout dépend du mode de combustion utilisé. Otez les du feu et égouttez grâce à une passoire. Puis les piller grâce à un mortier et à un pilon en bois. S’assurer que la pulpe soit bien été séparée du noyau de la noix.

Préparer une grande casserole d eau en prenant soin de prévoir un récipient avec lequel vous pourrez en recueillir. Mettre le mais effilé dans la marmite ou vous comptez cuisiner. Prenez une partie des noix restées dans le chobo (mortier) et mettez les dans une petite bassine, y ajouter de l eau et mélangez enfin d’obtenir le jus des noix. Répétez l’opération jusqu à ce que

vous constatez que tout le jus est extrait. Mettez la pulpe ainsi déshydratée de coté avec les noyaux. Répétez l’opération avec le reste de la pulpe.

Faire le mélange :

Mélangez bien le mais et le souguî (jus de noix). Posez la marmite au feu et laissez cuire le mélange pendant une quarantaine de minutes. Une fois que le mais est cuit et tendre, ajoutez les légumes hachés et mélangez bien. Ajoutez de l eau, recouvrez la marmite et laissez cuire  encore une trentaine de minutes.

Vérifiez que la cuisson soit à votre convenance. Ajoutez l écorce de homî dans la préparation.

Laissez cuire encore quelques minutes en prenant soin de bien mélanger.

Voilà c est cuit, vous pouvez dégustez votre plat de Sanaî Bâss.

PS/ Pour les expatrier les légumes et le sougîî peuvent être remplacer respectivement par les épinards et de l huile rouge plus facile à trouver hors de l Afrique. Dans ce cas il convient de mélanger l huile avec le mais avant la cuisson ce qui favorisera l obtention d un plat homogène. Ne vous inquiétez pas question goût c est à s y tromper ! Mon astuce à moi est d’y jeter un ou deux pébè pour parfumer.

Bon à savoir :

Le mais est l’un des aliments les plus consommés au Cameroun. Il est préparé sous toutes ses formes : frais, en céréale, en farine. Sur toute l’étendue du territoire, les populations bassa’a ne dérogent pas à cette règle. C’est l’une des stars des soirées autour du feu ! Grillé accompagné de fruit de Safoutier communément appelé prunes. On adore aussi retrouvé dans notre assiette le rare épi lancé nonchalamment par la cuisinière dans la marmite de sangâ ou de Kwem.

Le sangâ est le plat par excellence dans lequel les bassas en consomment. Sa préparation est un peu délicate car il faut prendre en compte plusieurs paramètres : La préparation du jus de noix en est le principal point clé. Ce jus doit être extrait tandis que la pulpe de noix préalablement séparée des noyaux est encore chaude, car dés lors qu elle s’est refroidie il devient très difficile d en extraire le jus. Et même si ce miracle est accompli le résultat est approximatif. Plus le mais sélectionné est frais plus le plaisir de vos convives sera assuré.

Les noix sont pillées grâce au mortier et au pilon élément quasi indispensable dans la cuisine d’une femme Camerounaise. Le chôbo comme nous le nommons en bassa’a est un des ustensiles de cuisine les plus utilisés dans nos cuisines traditionnelles. Il est conseillé aussi de se munir d un couteau bien affûté pour découper le bââm. L’ajout du sucre reste soumis aux goûts de chacun.

Le homî est un condiment phare de la cuisine traditionnelle Bassa’a. Cette écorce à l arome remarquable est utilisée pour parfumer certains plats. Sa particularité est qu’elle peut être utilisée plusieurs fois dans différents types de mets sans toutefois perdre son arome propre.

Petit interlude/

Le découpage de bââm relève d un savoir faire particulier dans nos contrées, tout comme celui de l okok. Les femmes utilisent en général ces machettes là qui arrivées en fin de leurs carrières initiales se voient attribuer la nouvelle fonction de hacheur de légumes à cause de l’efficacité que leur confère leurs limes affûtées. L’obtention de légumes finement hachés est assurée grâce au tranchant propre à ces machettes, leur finesse et leur légèreté offre une maniabilité à son utilisateur qui gagne ainsi en efficacité et en temps.

La pulpe de noix déshydratée n’est pas à jeter au likung (décharge) loin de là !!! Elle nous sera encore bien utile dés lors que nous aurons découvert en quoi : En général cette pulpe est séparée des noyaux (palmistes) puis mise à sécher. Une fois sèche, elle est conservée dans le

sangat (claie) et nous sert à allumer le foyer. Ainsi à la place du pétrole ou autre combustible utiliser dans notre société moderne, les femmes de nos sociétés traditionnelles qui utilisent quasiment toutes le feu de bois se servent des bikagang (pulpe déshydratée et séchée) pour allumer leur feu.

Les noyaux ne sont pas en reste. Certains feront le plaisir des plus petits qui s amusent à casser la coque à l aide d’une pierre pour en extraire la noix qu ils dégusteront avec délectation. Mais si cette utilisation est l apanage des plus jeunes, les adultes aussi y ont trouvés quelque intérêt. En effet ces noix sont débarrassées de leur coque. Puis séchés et ensuite pressés afin d’en extraire la très célèbre huile de palmiste ( Lân), huile réputée pour ses vertus adoucissantes et cicatrisantes.


Commentaires  

 
#6 NGO MAHOP 14-12-2010 15:31
je veux dire que le mbaam etant plus dur que le mais ,ds notre village à NDOM cé lui que on met d'abord au feu pdt au moins une demi heure afin qu'il cuise,ensuite on met le mais et enfin qq 10min après on met le homis et on tourne pdt 15min .
 
 
+1 #5 21-11-2010 15:56
j' adore le sanga comme on l appelle chez nous le beti. c est carrement la meme cuisson qu chez nous a l exceotion que nous decoupons le mais un peu plus gros. je suis cordon bleu pour faire du sanga de chz nous. je vous invite quand ?
 
 
#4 16-11-2010 13:41
Citation en provenance du commentaire précédent de mbocky :
je pense que c'est la recette du sanga, pour le sôk, le maïs est souvent légérement passé à la pierre.

Mbocky c est quoi le sok???
 
 
#3 mbocky 16-11-2010 12:03
je pense que c'est la recette du sanga, pour le sôk, le maïs est souvent légérement passé à la pierre.
 
 
#2 15-11-2010 16:52
@ NAB:

Merci de présenter mensuellement, sur "Litenlibassa.com" et au monde entier, les spécialités culinaires des 2BM -- Basaa, Bati et Mpôô ou Basaa, Mpôô et Bati. C´est une idée géniale. Les touristes qui viendront visiter nos musées et nos contrées se régaleront assurément de la cuisine classique et exquise des 2BM.
 
 
#1 14-11-2010 15:54
C'est sans nul doute l'un de mes plats préférés ! Merci d'avoir fait partager cette recette au plus grand nombre.
 

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