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QUELLE PLACE POUR NOS ARTISTES?

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L’artiste et parolier OTTOU MARCELLIN a reçu une distinction dont rêve tout artiste évoluant dans le même registre, ne serait-ce que à titre posthume. Il a été immortalisé.

Grâce à la parution d’un de ses textes dans un programme des éditions Nathan prévu pour les classes de 6è de l'Afrique francophone : Mon livre unique de français. A la page 138, l'on retrouve un texte intitulé «Je reviendrai maman», dans la séquence consacrée aux enfants soldats.

Texte bien connu du répertoire musical camerounais et dont Ottou Marcellin, qui n'est plus à présenter est l'auteur. L'histoire d'un enfant soldat enrôlé dans l'armée pour la guerre.

Cette distinction est un aboutissement autant sur le plan des revendications légitimes qui fusent depuis des années de toutes parts pour la mise en place d’un programme scolaire adapté aux réalités du pays et du continent. La littérature Camerounaise, puis Africaine contée aux enfants scolarisés. L’histoire Camerounaise et Africaine écrite dans les manuels scolaires.  Mais c’est aussi la consécration de l’artiste qui se voit récompensé pour la fidélité affiché envers son peuple et une culture qui lui ont tout donné. Honoré dans son travail de transmetteur culturel, et de messagers du peuple ; L’artiste comme lui-même a pris soin d’interpeller lors d’une interview, donne une leçon à tous ceux qui considèrent la consécration artistique au Cameroun comme étant un projet Utopique. . «On peut bâtir une carrière internationale en restant au pays. Il suffit de beaucoup travailler».

BEAUCOUP TRAVAILLER ??? Cela suffit il ? Certainement pas ! Si le fait de beaucoup travailler nous place à coup sûr, en plein centre de la route qui mène vers le succès, il ne l’assure cependant pas ! A l’image de la plupart de nos artistes qui font un travail formidable de leur vivant et laisse un extraordinaire legs à la postérité sans jamais rencontrer et la reconnaissance du public et celle des autorités en place. Je me garderais d’en citer de mémoire par peur d’oublier certains et de les offenser encore plus. Mais je ne pourrais m’abstenir en ce qui concerne notre Mbombog de l’Assiko j’ai nommé BIKOKO ALADIN.

La nouvelle de son décès m’est parvenue par sms sur mon « homna » le jeudi 22 juillet 2010 à 12h. Cette mort, par l’immense perte qu’elle laisse dans la famille Assiko à qui j’adresse d’ailleurs mes condoléances les plus attristées au même titre qu’à sa famille ; est venue me rappeler le statut que l’on donne trop souvent aux artistes chez nous.  Le public camerounais, et les autorités les ont enfermés dans la case « d’amuseurs publics ». Convaincus que l’art Camerounais ne relève  que du folklore qui sert à distraire et amuser la galerie. Mais au risque

De rabâcher faut il rappeler aux uns et aux autres le rôle plus que prédominant de l’art dans la transmission de la culture et des valeurs d’un peuple ?  Comme le disait si bien BIJOMBE BI MANGUAÎ MBAÎ «  C'est dans ces "folklores", que nos ancêtres ont rangé toutes les ficelles de notre culture pour les préserver du temps qui passe. Celui qui leur tourne le dos perd tout. Ce que nous avons chanté, conté, dansé, ou formé de nos mains, nous ne l'oublions plus ».

ALADIN BIKOKO ne mérite t il pas une meilleur place que celle d’amuseur public ? Cet artiste qui a consacré sa vie et sa carrière à faire de l’assiko ce qu’elle est aujourd’hui par le biais de son œuvre, mais surtout de son école de formation par laquelle sont passés la plupart d’artistes évoluant dans ce domaine aujourd’hui. Ses textes relatent le quotidien de nos sociétés autant villageoises que citadines.  Ses textes éduquent les populations, Ses textes disent son amour pour la femme africaine. Ses textes portent haut la révolte des cœurs face aux injustices imposées par le régime colonial et ses complices locaux. BIKOKO est l’une de ces bibliothèques vivantes que compte le continent africain. A nous de l’offrir à la postérité. Chacun à sa manière, et à sa mesure. Donnons un statut à notre Mbombog de l’assiko. Offrons lui l’immortalité, car par là même nous l’offrirons à notre culture, à notre peuple, à notre pays. Comme l’a dit OTTOU MARCELLIN  dans son interview du 30 juillet 2010 à la crtv. Par cette marque de reconnaissance que nous offrons à ceux qui portent et transmettent notre culture c’est le CAMEROUN tout entier que nous honorons.


Commentaires  

 
#10 MbomboPau 15-08-2010 17:54
Citation en provenance du commentaire précédent de wad :
@Manmut
lol en attendant que les etats africains ou les organisations africaines se souviennent qu'ils doivent recompenser leurs artistes, je ne vois en rien pourquoi Ottou ne doit pas être content de cette "prouesse" ds le natnan.
Tant que nous faisons rien pour nous, les autres le feront mais pour servir leurs objectifs ou egos.


TRÈS BONNE CONCLUSION Wad.

Même si je prèfère Kellam prenne Ottou plutôt Nathan !
 
 
+2 #9 wad 15-08-2010 17:05
@Manmut
lol en attendant que les etats africains ou les organisations africaines se souviennent qu'ils doivent recompenser leurs artistes, je ne vois en rien pourquoi Ottou ne doit pas être content de cette "prouesse" ds le natnan.
Tant que nous faisons rien pour nous, les autres le feront mais pour servir leurs objectifs ou egos.
 
 
+2 #8 Manmut 15-08-2010 14:49
Yetna, c'est pas moi qui le dis, c'est une réalité tétue qui se confirme encore là. Comme Nathan a reconnu Ottou, alors......trève de plaisanterie.
Comment en 2010 on écrit encore et édite les ouvrages destinés aux jeunes africains à en Paris...
Pour le reste je suis d'accord avec N.A.B, mais je pense que nous devons créer nos propres organes de reconnaissance....
 
 
-1 #7 yetna.leba@ 15-08-2010 14:42
" Grâce à la parution d’un de ses textes dans un programme des éditions Nathan prévu pour les classes de 6è de l'Afrique francophone : Mon livre unique de français..." ,c'est bien pour M.Ottou, mais on est fatigué de ses livres et de ses textes choisis à " Paris " et qui comme dit souvent mon ami Pem poursuivent les objectifs de l'école de Mamadou et Binetta: empecher à l'africain de voir son monde avec ses propres yeux.
Moi je m'en fou des choix de Nathan!
 
 
#6 15-08-2010 12:17
mais ne passons pas du coq a' l'ane. vous aviez illustre' Ottou coe l bon exemple j'aimerais donc savoir si Ottou a mieux fit que Papa Aladin? les recompenses au Cameroun sont influence'es par l'Ethnie. dont-on appartient.
 
 
+1 #5 15-08-2010 11:58
M. Ottou ne peut qu'affirmer de telles inepsies l'on s'est souvenu e lui et tres vite il a oublie' sa situation d'hier; mais j'aurais bien voulu qu'il fasse de declaration si on restait indifferent a' son endroit. L'egocentrisme des camerounais constitue un grand fleau pour notre emancipation.
 
 
+3 #4 10-08-2010 14:27
Mon frère ballard, au contraire de l'autre, ta rédaction n'a fait qu'une ligne. c'est si difficile que cela ? Que devait-elle dire ? mis més ma nemble wè !
 
 
+2 #3 10-08-2010 14:23
C est facile de venir critiquer les efforts des autres.
J'ai compris que nos artistes meritent d'être plus honoré. At least.
Citation en provenance du commentaire précédent de Ballard :
Ma soeur que voulais-tu dire ? Bref c'est mal écrit. Le niveau est moins qu'élémentaire. La rédaction est difficile à ce point ?
 
 
-3 #2 10-08-2010 13:10
Ma soeur que voulais-tu dire ? Bref c'est mal écrit. Le niveau est moins qu'élémentaire. La rédaction est difficile à ce point ?
 
 
#1 09-08-2010 23:11
Que dire d'autre, Nathy, j'aime !
 

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