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Lettre à mon jeune frère Hiram Samuel IYODI

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Lorsque j’ai prit la peine de lire ton ouvrage, je ne pu me résoudre au mutusme. Que des similitudes et des coïncidences entre nous. Premièrement je suis aussi entrain d’écrir un livre qui porte sur les perspectives de renaissance de l’Afrique. Secondo, j’ai éffectué ma formation en science des procédés durant mon premier cycle universitaire et enfin nous appartenons à la même ethnie et sommes tous camerounais.

 

 

Mon sentiment à la suite de la lecture de ton livre est que j’apprécie le gros travail de conscientisation de la jeunesse camerounaise qui est aujourd’hui déboussolée dans ce vaste village planétaire. Je loue également ta grande volonté à impulser le changement et à stimuler toute une génération à faire preuve d’imagination, de dynamisme afin d’être de véritable acteur du développement. Aussi faut-il te reconnaître le mérite de formuler des suggestions novatrices dans la perspective de trouver des pistes de solution afin de créer un environnement sociopolitique et économique viable.

Je voudrais par ailleurs porté à ton attention, un ensemble de faits et de constats qui motivent mes réflexions dans mon ouvrage et qui sont organiquement liés à tout ce que tu développes dans ton livre.   La situation du Cameroun comme celle de bon nombre des Etats du continent est pratiquement similaire. Le problème est aussi complexe que profond.

Sur le plan politique, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le système politique pratiqué dans nos Etats en l’occurrence le multipartisme, contribue à disperser les énergies, à entretenir la division et à fragiliser l’unité et la cohésion sociale qui sont les valeurs que tu défends énergiquement aux côtés de l’Amour, pour notre société. Bien plus, le multipartisme couplé à la pluralité ethnique crée un environnement potentiellement instable. Dans un pareil contexte, il faut que les hommes fassent preuve d’une réelle grandeur d’esprit pour éviter des conflits et s’autodétruire. Pratiquement tous les conflits et les problèmes qui minent le développement dans nos Etats proviennent de la juxtaposition de ces deux éléments. Il me semble finalement nécessaire de proposer un nouveau système politique qui puisse s’accomoder aux réalités socioculturelle de notre continent. Dans le même ordre d’idée, le régime présidentiel en Afrique sont contreproductifs. On ne peut pas continuer à concentrer les pouvoirs entre les mains d’une seule personne et espéré faire face aux multiples problèmes et préoccupations de notre société contemporaine avec un maximum d’efficacité. Nos compatriotes Sénégalais qui s’efforcent à migrer vers un régime parlementaire, l’ont bien comprit et ils semblent être à mon avis sur la bonne piste. D’autre part, l’un des instruments de la Démocratie – c’est le model sociopolitique en vigueur dans notre pays – représenté par notre Assemblée Nationale me semble limité dans son fonctionnement. Les lois dans cet hémicycle sont votées non pas, par le principe de la raison mais bien plutôt par celui de la majorité partisane ou parlementaire qui, elle, n’a aucune essence de rationalité. Par conséquent, notre assemblée législative ne peut pas initier des reformes ou du moins voté des lois qui arrangent le peuple alors qu’elle mettra à mal ou en difficulté les intérêts de la formation politique majoritairement représenté dans cette Assemblée. Alors, on tourne, on jongle, on joue, on avance d’un pas on recule de deux et les choses n’avancent pas véritablement.

Sur le plan économique, il n’existe pas à proprement parler un système fiable et effiscient de redistribution des richesses. J’ose croire que la politique de décentralisation en cours viendra soulager cette injustice sociale. Je veux également te faire remarquer que notre pays évolue aujourd’hui dans un environnement économique on ne peu plus aléatoire et donc incertain. Notre confort existentiel, en un mot, notre existence est à tout point de vu lié à l’économie. Pour ma part, on ne peut pas prétendre à une réelle prospérité économique dans un contexte où tout est relatif et incertain. A titre d’exemple, le secteur privé Camerounais n’offre aujourd’hui aucune garanti pour réaliser des investissements soutenus et de qualité dans la durée. Ensuite, le Cameroun n’est pas la seule destination pour les investisseurs. Et ceux qui ont déjà investi au pays sont libres de maintenir leur affair ou de les délocaliser. Plus grave encore, le Cameroun forme des Ingenieurs mais ceux-ci sont tous réduis à être des employers aux côtés de leur homologue Chinois qui sont eux des patrons ou des chefs d’entreprises. Qui est finalement responsable de cette situation ? J’ai voulu simplement relever le fait qu’il urge aujourd’hui de concevoir un nouveau système économique à côté du capitalisme dont la mécanique consistera à mobiliser les capitaux en permanence afin de réaliser des investissements soutenus et continus pour produire en fin de compte des emplois stables et pérens. Tu as également relevé le paradoxe, qui présente nos banques en états de surliquidités, et que malheureusement les financements pour soutenir l’activité économique se faisaient rares. Le problème pour moi est de deux ordres ; le premier étant que les promoteurs n’arrivent pas à monter des projets cohérents ou du moins à produire des documents en terme d’étude de faisabilité de qualité et bénéficier du concours financier de ces institutions bancaires.   Le deuxième problème est que les administrateurs de nos banques fussent elles commerciales ou d’investissement, qui prennent souvent part au comité de crédit, sont d’excellents financiers mais ils leur manquent une seule chose, le bon sens. Dès lors, dans un environnement où les employers de banques manquent de bon sens ajouté à la qualité précaire des projets, il est bien difficil de trouver les fonds pour financer des projets. Le premier problème lui, est purement structurel et on peut y remédier facilement.

Au démeurant, la conclusion à laquelle je suis finalement parvenu est que lorsque les conditions existentielles deviennent précaires dans une société à priori déréglée atteint un certain seuil, ce ne sont pas les hommes, du moins ceux qui sont aux affaires, qui poseraient problème, mais le système dans lequel ils évoluent qui n’est plus approprié. Ainsi perçu, je soutiens en définitive la thèse selon laquelle, c’est le système qu’on décide de mettre en place qui moule la société et façonne les hommes.  

Au sujet de la prétendue haine ou conflit tribal que tu sembles évoqué entre les Bassa’a et les Bamilékés, à mon avis il n’en est rien ou du moins qu’il n’existe pas une culture de haine qui se perpetue. Il se passe que les Bassa’a tout comme nos frères Bamilékés sont dotés de réelles capacités de nuisance. Chaque membre de ces ethnies en est bien conscient. Et dans notre vie de tous les jours, les Bassa’a n’apprécient pas l’attidude de leurs frères Bamilékés à souvent faire preuve de lâcheté, les accusent d’être habile jongleur et ne supporte pas leur audace déconcertante. A l’opposé, nos frères Bamilékés reprochent aux Bassa’a, leur caractère démesuré et leur sadisme prononcé tout en leur reconnaissant une activité cognitive remarquable et des compétences mérités. Finalement, dans un environnement où chacun se méfie de l’autre, la collaboration est difficil et donne souvent lieu à des incidents récurrents et parfois de rejet de l’autre. Je rappel ici que rien n’est systématiquement établit.

De mon point de vu, voilà entre autres les obstacles à surmonter pour sortir notre pays de l’impasse. C’est pour cette raison que je suis en phase avec toi lorsque tu interpelles les jeunes à faire preuve d’imagination pour se constituer en force de proposition. Il faut pouvoir construire un véritable projet de société qui soit compatible avec les exigences de la mondialisation et qui épouse nos réalités socioculturelles. C’est ceux à quoi je m’attelle dans mes travaux et je me souviens que nous avions à ce sujet animé un débat sur cette toile où j’avais posté un article intitulé : La mondialisation : conflit de civilisation ou hégémonie de cultures ?

Ceux qui sont aux affaires aujourd’hui ne peuvent pas nous ceder leur siège facilement pour nous donner la possibilité d’implimenter notre projet de société et réaliser les reformes qui nous paraissent indispensables. Le moment venu, nous devons simplement être capables de secréter suffisamment d’adrénaline pour faire valoir notre virilité intellectuelle en nous organisant et en défendant un projet de société qui devra avoir la particularité d’être innovant, cohérent, réaliste et réalisable.

Au terme de cette épître, je t’encourage à rester productif et appliquer car tu as déjà le mérite et l’avantage de te positionner sur l’orbite de la révolution intellectuelle qui prend forme dans les chaumières et qui arrivera indubitablement. Afin d’approfondir nos échanges, tu pourras me contacter à l’adresse mail du Bureau d’Etude où je fais valoir mes compétences : pefadeccameroun@yahoo.fr

Salutations fraternelles.

Emmanuel NYEMEG III

 

Le livre d'Hiram Samuel IYODI en téléchargement gratuit sur LLB : http://www.litenlibassa.com/index.php/the-news/470-reves-dun-jeune-patriote-pour-le-cameroun-de-2010-2060.html

Commentaires  

 
#3 POIX 18-01-2013 23:03
je veux apprendre le bassa
 
 
#2 POIX 18-01-2013 23:00
me sobole nigile bassa '' je veux apprendre le bassa''
 
 
#1 02-09-2011 16:39
Emmanuel ton analyse est tres mature et sincere sauf que je ne partage pas certains points avec toi qd t-il s'agit de dire que la jeunesse est deboussolee et que les bassa'a sont sadiques. en effet, l'Hoe Bassa'a est loyal et inflexible a' certains moments. l'Hoe bassa'a a des principes et evolue avec ces derniers. c'est ce qui fait souvent que cetains ns qualifient de sadiques etc... des tous les villages africains et meme europeens il faut le dire, les traditions existent et la sorcellerie existe sur quelle base les bamileke' s'appuient pr qualifier les bassa'a de sadique? de nos jours ya t-il encore une region du Cameroun qui a conserve' les coe la zone de l'Ouest? moije pense que en effet les Bamileke' n'aiment pas la verite' et ils cherche tjs a' justifier leur fourberie et c'est le prquoi de tous ces dires.
 

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