litenlibassa.com

 
 

 
 
 
 
You are here:
 
 

MBOG LIA'A BABIMBI 2010 : L’UNION DES BASA’A – BATI – MPO’O OU L’ECHEC DU FESTIVAL .

Envoyer Imprimer PDF
AddThis Social Bookmark Button

Le 27 novembre 2010, à SONG MBENGUE, les lampions se sont éteints sur la 4è édition du Festival Culturel Mbog Liaa. Après Pouma, Makak et Edéa, les yeux de tout un peuple étaient rivés sur cet évènement qui, aux annonces des organisateurs devait «  renforcer les liens de fraternité, réfléchir, exalter la culture et dynamiser le patrimoine ». Neuf, chiffre très particulier dans les rites de notre peuple, et c’était justement le nombre de jours qu’avait pris ce conclave si je n’en abuse  du terme, et qui au sortir duquel la fine fleur de l’intelligentsia Basa’a-Bati-Mpo’o devait exposer les véritables orientations pour un nouvel élan économique, social et culturel de notre aire géographique.Et plus rien… mais nous a-t-on rapporté «  un bureau  été reconduit pour un mandat d’un an afin de préparer … une véritable Assemblée Générale Mbog Liaa en 2011. Avec modestie, respectons les participants, mais quand on souffle dans les oreilles en coulisses que l'Election MISS Mbog Liaa 2010 n'a pas eu lieu au motif que nos soeurs retenues n'étaient pas représentatives des normes de l'esthétique Nsa'a, c'est à nos yeux une belle gifle à notre propre culture. Là encore; l'inorganisation et l'amateurisme ont franchi un pas.

Dans le manifeste  Mbog Liaa , texte fondateur signé à Eséka le 19 octobre 1996, il est clairement stipulé que :

Le Peuple MBOG LIA

«  (…) Considère que le peuple Mbog Liaa ne peut prendre son destin en main et assumer ses responsabilités de développement dans les conditions actuelles de la dislocation territoriale de son aire géographique  »;

Ces paroles ne semblent avoir d’effets que sur du papier, car au-delà de l’émiettement territorial imposé comme un « diktat politique » dont souffre nos populations viennent s’ajouter d’autres ambigüités beaucoup plus complexes. Les rivalités et les intérêts masqués. Et si nous pointons du doigt ces problèmes très récurrents, c’est qu’ils sont aux regards des observateurs avertis des révélateurs saillants qui minent l’osmose de la machine Mbog Liaa de l’intérieur. Pour un évènement qui se préparait depuis très longtemps après une longue période d’hibernation la participation active de toutes les couches de nos populations devait être plus active. Mais hélàs…  Les grandes organisations des Ba Mbombog devaient marquer d’un sceau particulier cet évènement. Les musiciens en retrait pour non paiement du cachet minimum ;  l’élite économique ne semblait non plus très s’intéresser au festival qui devait par ailleurs  être un maillon essentiel de plusieurs promotions des produits  et marques. Pourquoi un tel rejet ? Est-ce une étiquette d’organisation ? Nous répondrons par la négative. Lors de la soirée de présentation du document final du festival, l’ambiance était très pesante. Les travaux du conseil scientifique ont été le seul atelier qui a sauvé la face de l’honneur du festival Babimbi 2010.  Un visage d’imprécision et d’improvisation a émaillé cette fête. Au Village du Festival, quelques rares visiteurs lançaient un petit «  me yéga a ngond yèm » aux hôtesses éparpillées ça et là.

Il y a-t-il une autre vision à apporter  au peuple Basa’a-Bati-Mpo’o ? Y a-t-il d’autres alternatives possibles face aux rivalités internes qui minent nos grands appuis de développement ? Y a-t-il des leviers qui peuvent servir de levain catalyseur au développement économique, social et culturel de la grande région BBM ? Y a-t-il un autre pas de danse à présenter à notre Peuple que celui du tango « ancien » qui consiste à faire un pas en avant et deux ou trois pas en arrière ? Notre réponse est sans ambages celle de l’affirmative.

Votre site internet www.litenlibassa.com s’est engagé depuis bientôt trois ans à une vaste opération de sensibilisation, d’explication et de promotion de la culture Nsa’a jusqu’aux plus petits recoins de notre planète. Par le support internet, la voix et le rythme de Aladin Bikoko, Belka Tobbis, Tonye Moussinga, Benoit Bitton et les autres sont écoutés des quatre coins du monde. Le placement progressif des cours de langue basa’a et l’ouverture vers d’autres supports de diffusion participera à cette vaste opération. Nous devons donner une physionomie nouvelle, imprimer une marque nouvelle par des projets pour l’épanouissement social et économique de l’aire BBM basé sur cinq piliers majeurs :

1 – L’inventaire de l’existant : C’est tout simplement le bilan des actions, des organisations, les modes de fonctionnement et les repères qualitatifs et quantitatifs de toutes les Organisations Nsa’a.

2 – L’objectivation qui consistera à la définition des objectifs à longs ou moyens termes suivi par une quantification et leur localisation ;

3 – La Rénovation, serait l’épine dorsale de ce gigantesque chantier, car elle touche des structures, leurs modes de fonctionnement et d’implantation, mais il faudra il y aller  en créant une structure au niveau même planétaire ;

4 – La programmation qui consistera à échelonner dans le temps après quantification et localisation le suivi des projets ou des résolutions ;

5 -  L’action, sera la phase concrète de réalisation d’un projet.

La lisibilité que nous réclamons est l’effort de tous et de chacun. Toutes les sensibilités ont leur place à cet effort de redressement économique, social et culturel de notre Peuple. Les Mbombog nous ont ouvert leurs portes, et c’est avec un immense plaisir que nous aurons à partager avec vous dès ce mois de décembre 2010 une intervention mensuelle d’un des leurs. Une manière de nous dire que nous sommes sur la bonne voie et que nous ne devrions pas céder au découragement ni aux propositions fallacieuses. Nous avons plus de plaisir à donner qu’à recevoir. Le site internet www.litenlibassa.com s’est lancé dans une phase irréversible qui donnera une nouvelle lisibilité à notre Peuple. C’est une rétribution qu’il mérite. Et soyons dignes et courageux de porter une telle ambition.

Pour la rédaction.

Njo Bakalak Zachée.

 

 

 

 

Commentaires  

 
#14 11-01-2011 08:39
La découverte de ce site est d'une grande importance pour notre peuple qui doit approfondir les connaissances de son identité et particularisé sa culture. A ce niveau, il me revient une réflexion du Révérend Père Ndebi Biya dans le "système Mbog: l'etre comme génération". Il faudrait selon moi partir de cette réflexion à caractère scientifique pour revoir nos vraies racines et construire/reconstruire une société humanisante. N'a-t-on pas dit qu'une seule main n'attache pas un paquet?L'autre contour de la question serait de trouver le contenu des microlangues qui tournent autour du concept ou de la réalité du Mbog. J'en ai fait une première étude du DEA en 2003 à Milan en Italie: " La spiritualité de l'ancetre dans la religion traditionnelle Bassa (le Mbog).
 
 
#13 24-12-2010 11:01
Je suis très heureuse de savoir qu'un site comme celui-ci existe. je le découvre très agréablement. Mais j'ai une série de questionnement qui peuvent avoir valeur de début de réponses à mes yeux:
Pourquoi est-ce que l'homme bassa veut à tout prix faire des choses exceptionnelles et extraordinaires quand on peut faire simple? Pourquoi ne pas s'inspirer de ce que font les autres? Des thèmes scientifiques ok, mais cela inspire quoi sur les valeurs traditionnelles , liées à nos racines? Nous sommes pourtant très riches à tout point de vue. C'est dommage. Mais sans jeter la pierre à un tel ou un tel autre sur les dessous du dirigeant politique paré d'un pagne en signe d'intégrité culturelle et moteur d'évènement comme le mbog liaa, menons plutôt des actions concrètes pour rehausser l'image du peuple bassa. Proposons des thèmes de foires culturelles, des ateliers qui présente la culture bassa, retroussons les manches, battons nous pas uniquement dans un débats d'idées d'éternels contestataires, mais en bassa fiers de se battre pour changer la donne et éviter la honte. Un débat ouvert d'idées sous forme de tombola que l'un d'entre nous pourra developper par exemple. Je rêve peux-être mais je sais que nous pouvons le faire et que le prochain mbog liaa soit un évènement qui rassemble et non qui divise. Mè yé manguè, mè lama yemlè.
 
 
#12 Manmut 15-12-2010 01:13
Je pense que c'est l'absence d'une cause qui est le probléme Jenny, le peuple ne peut pas s'identifier à une cause qui n'existe pas...le festival n'est pas un lieu des conseils scientifiques...nous avons besoin d'une revolution culturelle et cele-ci commence par une revolution spirituelle...http://www.mbogyes.com/le-manifeste-de-mbogyes
 
 
#11 08-12-2010 13:11
Je supporte le point de vue Njehoya, je cite:
Tant que l'unité des bassas sera un prétexte pour une arnaque, et tant que certains Bassas croiront avoir plus de légitimité pour parler au nom de tous, et tant qu'enfin au mépris du bon sens l'on supportera la bêtise au motif des liens d'amitié ou familiaux, LES MEMES CAUSES PRODUIRONT LES MEMES EFFETS. c'est meme cela le probleme des BASSA a travers le monde,
 
 
+1 #10 07-12-2010 16:41
salut à tous
j'ai visité le village du festival et c'etait vraiment la desolation. Honteux. Jeny, la population ne decide pas se desinteresser d'un evenement, mais mon analyse de la situation est que la population n'y a pas du tout ete impliquée. la bande de hyper intelligents partcipant à l'organisation connaissent ils seulement le nom de 2 artistes bassa? et plus, savent ils lesquels sont capables d'attirer des foules? je ne crois pas. pour le concours de miss, l'appel à candidature a été lancé au micro l'avant dernier jour du festival. qui connaissait alors les criteres de selection? personne! 90% de la musique jouée au Mbock liaa etait etrangere au territoire BBM et meme camerounais! Fraanchement la deception etait grande!
 
 
#9 06-12-2010 15:55
@ Jeny

Si LLB qui pleure, pas moi à ce que je sache (LOL) !
 
 
#8 jeny 06-12-2010 14:19
Cette règle s'applique plutôt à votre remarque , très cher
 
 
#7 06-12-2010 12:42
@ Jeny

J'ai parlé de complaisance pas de complicité. Au demeurant ma soeur, je montre la lune, ne regarde pas mon doigt !
 
 
#6 jeny 06-12-2010 10:18
@ Njehoya, si litenlibassa était complice de quoi que ce soit comme vous l'insinuez, je pense que le ton de cet éditorial ne serait pas aussi critique vis à vis de cette organisation. Sachez faire la différence entre "l'information" que litenlibassa essaie d'apporter aux internautes, et l'adhésion.
 
 
+1 #5 05-12-2010 20:00
Arrêtez de pleurer !
Ici même je vous ai donné re ndez-vous après le festival MboG Liaa. Nous y sommes frères et soeurs, nous y sommes. Et les sourires sont amers. Vous étiez prévenus !
J'ai parlé ici même de l'escroc Kinyock Pascal. Voyez le résultat : Il est allé à Tam-Tam Week-end parler du concours Miss Mbog Liaa, avec le bonheur qu'on connait aujourd'hui...
Une bande de joyeux drilles sur le retour s'évertue à "blaguer" tout un peuple avec la complaisance du site LitenLiBassa, c'est juste irresponsable !
Tant que l'unité des bassas sera un prétexte pour une arnaque, et tant que certains Bassas croiront avoir plus de légitimité pour parler au nom de tous, et tant qu'enfin au mépris du bon sens l'on supportera la bêtise au motif des liens d'amitié ou familiaux, LES MEMES CAUSES PRODUIRONT LES MEMES EFFETS.
 
 
#4 04-12-2010 15:52
Afin de mieux définir la Culture voici la définition adoptée par l'UNESCO.
« La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l’ensemble des
traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent
une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les
modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de
valeurs, les traditions et les croyances. »
Cessons de se voiler nous même les yeux quand on sait que nous ne sommes déjà pas d accord sur cette définition quand ils s agit de parler de la CULTURE BASSA-MPO'O-BATI
 
 
#3 jeny 03-12-2010 12:27
L’échec du mbog liaa est-il la faute des organisateur ou celle du peuple qui refuse d’épouser la cause, restant indifférente et se contentant d'observer à distance, se frottant les mains dans l'attente d'un échec dont on pourra rire ?
 
 
#2 03-12-2010 10:06
Et ce 6eme piliers? je n en vois que cinq!
 
 
+3 #1 03-12-2010 09:47
Rien n'est suprenant. L'elite basaa est assez mal organisé.Pour ne pas dire pas du tout organisé.
C est une elite en quête de positionement politique qui se bat au nom du peuple qu'il n'a jamais representé.
 

Il est obligatoire d'être enregistré pour commenter cet article.
Les bassanautes sont invités à un comportement responsable. Des commentaires à caractère injurieux, xénophobe, diffamatoire ou incitant à la haine seront supprimés et leurs auteurs interdits d'intervention sur ce site. Nous invitons donc les uns et les autres au respect mutuel.