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Comédienne : Patricia Bakalack

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Un bout de fille qui rêve grand. Après le cinéma, elle entame une carrière au théâtre mais toujours dans l'optique de figurer parmi les plus grands. C'est à un véritable défi, gageure diraient même certains, que s'est livrée Patricia Bakalack sur les planches du Centre culturel François Villon de Yaoundé. Où elle exécutait son premier numéro de comédienne de théâtre. Une première qui s'est avérée au finish mémorable tant elle fit preuve d'une maturité dans son jeu tout en naïveté et en force à la fois. Et dire que cette jeune fille de 26 ans, qui commence une deuxième carrière artistique s'est faite remarquer voici cinq ans par une intrusion tout aussi réussie dans le cinéma. Après en effet un casting raté en 2001, le réalisateur Alphonse Béni allait la rappeler pour son prochain projet trois années plus loin. C'est ainsi que le public allait la découvrir une fois "La déchirure" en salle pour un premier rôle qui ne marqua pas les esprits. "Je dois à la postérité de dire que c'est M. Béni qui m'a donnée ma chance. J'avais rêvé depuis longtemps de faire carrière dans le cinéma et là, il m'a tendue une perche que je n'oublierais jamais".Pour son bonheur toutefois, le meilleur restait à venir. Lors du passage de Christian Lara à Yaoundé pour le compte du festival de cinéma Ecrans noirs de Basseck ba Kobhio, la jeune fille allait lui taper dans l'œil. Au point qu'il allait décider de l'amener à Paris pour des chantiers sur lesquels il planchait. Arrivée dans la capitale française, Mlle Bakalack se consacre à sa passion qui est en train de devenir son métier. Suivent alors tour à tour des rôles dans "L'héritage perdu" ... Lire la suitede M. Lara et surtout la sélection pour le tournage de trois épisodes de la saga d'été de France Télévisions intitulée "Le mystère Joséphine" aux Antilles.Une expérience qui lui permettra de comprendre que le talent à lui seul ne suffit pas dans la mesure où elle caresse le rêve de "figurer parmi les plus grands artistes du cinéma au monde". Rêve démesurée pourrait-on penser, mais que Bakalack est décidée à concrétiser, même si son bagage scolaire paraît mince. "Je n'oublie pas que j'ai arrêté mes études au niveau du bac. Mais je compte les reprendre dès que possible car je dois tout faire pour réaliser mon rêve". Surtout dans ce Paris des plus austères pour les Africains qui y atterrissent comme parachutés par un destin qui veut les éprouver."Paris, contrairement à ce que l'on peut penser, n'est pas facile à vivre quand on vient d'Afrique. J'y survis au moyen de petits boulots comme tout le monde qui a mon parcours". Une conjoncture qu'elle aurait pu éviter si elle avait cédé aux avances de quelque réalisateur désireux d'en faire plutôt un "deuxième bureau" qu'une artiste. Ce à quoi elle va farouchement s'opposer tant elle semble obnubilée par le firmament qui seul l'intéresse. Depuis 2008 donc, elle sacrifie son orgueil pour vivre comme elle peut à Paris tout en réfléchissant sur le meilleur moyen de donner corps à ses ambitions. C'est ainsi qu'au début de 2009, elle prend une inscription à Pygmalion, une école d'art dramatique. Où elle suit un "training" sous la supervision de professionnels de haut niveau.Une conjoncture qui ne lui fait pas oublier son bercail comme on a pu le voir avec "Re-belle". Une production qui lui a permis de montrer autant sa détermination que le dynamisme et l'alacrité qui la caractérisent au quotidien. Des signes particuliers qui vaudront leur pesant d'or au moment de faire le bilan d'une carrière qui commence doucement mais qui déjà promet. Pour l'instant, elle travaille loin des lumières de la gloire dans la mesure où elle souhaite faire son nid comme "artiste à part entière et non comme artiste noire", précise-t-elle derrière ses lunettes noires qui complètent une coiffure qui lui donnent l'air d'un garçon manqué. Qui ne doit cependant pas effrayer les garçons puisqu'elle brandit son statut de célibataire sans enfant et ne cracherai point devant une opportunité sérieuse. Parfait Tabapsi

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