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Regard sur une carrière: Maurice BELL

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Maurice BELL est un fils DOG NDJEE de la famille Bogmal installée à DIBANG. Nous sommes à 14 kilomètres environ de la ville de SOMBO célèbre pour son « nuga lôba ».

Partie du Cameroun pour la France à 9 ans, rien ne le prédestinait à une carrière de basketteur. Le rêve sportif était plutôt celui de son père qui le voyait footballeur. Ce qui justifie son bref passage à l’AS d’Evry.

 A 17 ans qu’il va s’imposer dans le basket Ball en rejoignant l’Association sportive de Corbeille Essonne (ASCE). Au début, il évoluera dans l’équipe des cadets où une première saison lui permettra de positionner ses 1m 90 à la raquette intérieure (position près du panier). Avec cette équipe, il participera à plusieurs championnats départementaux et sera lauréat du championnat régional.

Après une belle saison, le club est propulsé en deuxième division. Bell quant à lui, pour ses prouesses, est recruté dans l’équipe cadette du club professionnel de Levallois. Malheureusement pour le jeune homme, Ne pas avoir la nationalité française freinera sa carrière sportive. C’est avec regret donc qu’il se séparera de son ami et coéquipier Brice BISSENI. Ce dernier intégrera l’équipe de professionnel tandis que lui Bell sera mis en réserve le temps que soit réglé son problème administratif.

BISSENI suivra les traces de son père qui fut le premier basaa à intégrer les rangs du basket professionnel Français.

Pour rebondir, le jeune BELL s’orientera vers Alerte de Juvisy, club non catégorisé mais prometteur. Le club est ambitieux et le travail est de rigueur. Tout au long de la saison de bons résultats suivront et l’équipe sera en constant progrès.

Il obtient enfin sa nationalité, ce sésame grâce auquel il sera désormais possible d’envisager une carrière en France. Son entrée manquée au Levallois Sporting Club lui étant resté en travers de la gorge, il le sollicitera aussitôt. Il intégrera ainsi l’équipe Espoir puisque l’équipe fard était déjà complète. Il comprend très vite qu’il ne pourra pas atteindre ses objectifs immédiatement.

A 21 ans, il est au meilleur de sa forme, a la rage de vaincre. Mais il sera ralenti dans son élan par des parents qui voyant ses déboires, établiront pour lui d’autres priorités. Ils le lui auront bien fait comprendre : l’école passe avant toute chose ! Cela se matérialisera par l’obtention d’un BTS. Il sera ensuite admis pour une licence en informatique à l’université de Bordeaux où parallèlement, il évoluera au JESA BORDEAUX, un club bordellait de 2eme division qui lui permettra de jumeler études et basket professionnel.

Sa recherche constante de nouveaux défis le poussera à accepter un nouveau contrat avec le SPACER’S, club Toulousain de 1er division qui fermera à l’issue d’une piètre saison. Après cet échec, le jeune basketteur, décidera de s’installer dans la ville et d’attendre. Il rejouera plus tard en deuxième division avec la même équipe.

En 2003, il est sollicité par l’équipe du Cameroun pour la participation à la CAN à Abuja au Nigéria. Il répondra présent sans hésitation, donnera le meilleur de lui. Il sera d’ailleurs rappelé en 2007. De cette expérience camerounaise, il garde un souvenir mitigé : Des joueurs performants, un public passionné, un management peu rigouraux.

Dès son retour en 2003 du Cameroun il lui sera proposé de rejoindre une équipe de joueurs amateurs encadré par le comité de gestion de l’Ecole d’Ingénieur en Informatique de Toulouse. Il n’hésitera pas longtemps avant d’accepter. Ce qui aura pour conséquence de le retirer du basket professionnel, mais qui lui offrira la possibilité d’obtenir un diplôme d’ingénieur. L’offre est alléchante pour lui car elle lui permettra d’évoluer dans une discipline qui le passionne tout en sécurisant son avenir par ailleurs. Il finira diplômé en informatique et obtiendra un poste d’ingénieur chez l’avionneur Airbus tel que le prévoyait son contrat.

En 2007, il sera contraint de mettre fin à son rêve après une deuxième blessure au genou, la première étant survenu en 2004. Il priorisera donc sa carrière d’ingénieur, mais continuera malgré tout à jouer dans des clubs amateurs. En mai 2011 dernier, il a participé un match qui rassemblait des joueurs venus de Douala et Yaoundé.

Aujourd’hui à 34 ans, il admet qu’il ne remerciera jamais assez ses parents de lui avoir ouvert les yeux sur cette réalité : Il est indispensable de s’assurer d’une formation quand on désire se lancer dans une carrière sportive.

NLB

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