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POMSUHE, un lieu magique à découvrir

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POMSUHE, le lieu d'où les "Mandjan ma LINGOG" les balafongistes Lingock défient le temps. Lorsque les allemands font relier par route Douala et Yaoundé en 1889, ils sont loin d'imaginer tout ce qui adviendra sur l'axe routier ainsi tracé.

A POMSUHE, de jeunes artistes balafongistes vont bientôt devenir la référence de toute une région en matière d'animation festive. Les passages de l'administrateur colonial, les mariages, et toutes les fêtes villageoises connaitrons désormais des balafons LINGOCK, le clan qui peuple en majorité le village. POMSUHE qu'entoure et contourne la rivière MPOBE devient très rapidement un grand pôle d'attraction, et à juste titre. Sur ce site "sortie de la brousse" et qui longe l'axe routier allemand, une dizaine de jeunes ressortissants d'une peuplade venu de NKENGLIKOCK va bientôt créer un centre d'animation. On y voit pas simplement passer, mais s'arrêter des véhicules automobiles, des bicyclettes ; et en raison de l'animation quasi permanente des balafongistes, de l'abondance en eau potable tiré des sources de LEP SAA, c'est un lieu où il fait bon de s'arrêter. On y découvre l'Afrique que décrivent alors quelques blancs récemment venus d'Allemagne.

POMSUHE récolte et jouit des bienfaits de son hospitalité. Un de ses fils BALENG ba NKOMAN devient vite traducteur, puis un autre 'NJOY MANDENG, collecteur d'impôt de capitation pendant toute la colonisation allemande qui va durer jusqu'en 1916.

Avec la défaite des allemands et l'arrivée des français au Cameroun, Un nouvel axe routier va voir le jour. Il est à 8 kilomètres de POMSUHE. Cet axe routier nouveau éloigne l'intérêt de ce hameau dont les voies de communications en terre battue s’effritent, se creusent, et les ouvrages d'art d'alors constitués de billes de bois à peine raccordés entre elles s'écroulent. Mandeng Ma Njoy n'est plus collecteur d'impôts, Baleng ba Nkoman est décédé, les nouvelles autorités suscitent d'autres intérêts! POMSUHE commence à sombrer : les ouvrages qui s'écroule et ne sont plus refaits. Les balafongistes souvent invités hors du village n'animent plus les soirées dont les populations s'en vont s'installer sur le nouvel axe routier. Et POMSUHE se meurt. Pourtant la principale raison d'être de POMSUHE est préservée : Les BALAFONS. La culture de l'hospitalité est restée, mais pas les infrastructures minimum qui en permettent l'accès.

Le grand défi des générations d'aujourd'hui est de refaire POMSUHE, sur l'héritage du son des balafons qui a été et qu'il faut continuer à préserver. De faire revenir les habitants qui en sont partis et recréer ce pôle d'attractions qu'il était autour de la convivialité de ses habitants, de l'animation de ses balafons et de la gaité exubérante de son environnement naturel. Dans cette tâche qui n'est pas véritablement herculéenne, chaque bonne volonté est interpellée. Chaque amoureux de la nature est invité à venir contribuer et découvrir ici, ce qu'il y a de mieux en matière de tourisme écologique, de vie dans la nature.

Situé dans l’arrondissement de MATOMB, à 65 km de Yaoundé, Pomsuhè est aujourd’hui un hameau du village de LISSE, sans véritable voie d’accès, à un dizaine de kilomètres à l’intérieur d’une forêt qui n’a pas échappé à la sauvage déforestation.

Les organisations comme le COMITE DE DEVELOPPEMENT DE POMSUHE, des GIC de producteurs Agricoles (PROAPO) et déjà les "Piqueniques de Pomsuhè, sont les partenaires institutionnels de la résurrection de POMSUHE. D'autres sont appelés à voir le jour pour développer tout le potentiel touristique de ce hameau naguère prospère.

Me NOUGA, Avocat, Président du Comité de développement de POMSUHE (CODEP)


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